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Fécafoot : comment le pouvoir veut broyer Samuel Eto’o

De son absence parlante à la tribune présidentielle lors de la cérémonie d’ouverture de la 33e Coupe d’Afrique des nations (Can) au stade d’Olembé en passant par une campagne d’Eto’o bashing ourdie par certains apparatchiks du régime, le nouveau président de la Fédération camerounaise de football n’est pas au bout de ses supplices.

Y’a-t-il un problème Samuel Eto’o dans le sérail ? Difficile de répondre à cette lancinante interrogation par la négative. Surtout au regard des derniers signaux captés lors de la Can TotatEnergies 2021 que le Cameroun a eu l’honneur et le prestige d’abriter du 9 janvier au 6 février dernier.

Quoique le beau spectacle et l’éclat de la compétition aient ébloui les fans de football au point de faire ombrage aux différentes manoeuvres entreprises dans le funeste dessein de couler le nouveau patron de la Fécafoot. Ignoré par le protocole et exclu de la tribune d’honneur à la cérémonie d’ouverture, les sirènes de la descente aux enfers de l’ancien capitaine des Lions indomptables retentissaient à la veille du coup d’envoi de cette grand’messe du football continental.

Dans le programme officiel qui circulait sur les réseaux sociaux, le nouvel homme fort du « palais de Tsinga » avait été exclu par le protocole, son rang ne figurait pas dans la liste des arrivées. Pire encore, le quintuple Ballon d’or africain a été obligé de regarder la rencontre Cameroun- Burkina Faso, dans une espèce de loge à la baie vitrée, bien loin de la tribune officielle où trônaient majestueusement certains cadors du régime pour qui le « 9 » n’était ni plus, ni moins qu’un hôte indésirable.

Indignation collective

Ce d’autant plus que selon les usages, lorsque le président de la République se déplace, l’établissement d’un programme officiel relève de ta compétence du Cabinet civil de la présidence de la République et du protocole d’Etat. Une situation qui a provoqué une espèce de levée le bouclier sur la toile où les «camerounais, dans une indignation collective, ont condamné ce qui s’apparente à un mise à l’écart injustifiée de l’ancien goléador du Fc Barcelone. Comme si le courroux des camerounais et fans de Samuel Eto’o avait fait reculer les auteurs de cette sale besogne, tes règles ont curieusement changé pendant la finale Sénégal-Egypte de dimanche dernier, disputée en présence du Chef de l’Etat.

L’arrivée du numéro 1 de la Fécafoot a été soigneusement annoncée dans le programme officiel. Last but not the least, l’un des speakers de la cérémonie a évoqué le nom de Samuel Eto’o dans son speech et les techniciens de la réalisation ont proposé une image du goléador camerounais sur les écrans géants d’Olembé. Suffisant pour provoquer des applaudissements nourris, des youyous et des vivats dans le public de près de 40 000 spectateurs.

Organisation criminelle bien huilée

De quoi noyer le reste du speech d’Arsene Onana, fonctionnaire du Cabinet civil de la présidence de la République. En faisant minutieusement l’exégèse de cette ambiance euphorique, l’évidence d’un piège saute à l’oeil nu. « Samuel Mvondo Ayolo a tout organisé pour que te président lui-même, voit en direct èn quoi Samuel Eto’o représente un danger pour lui.

L’objectif étant d’organiser le bashing du nouveau président de la fédération. Rien n’a été laissé au hasard. Le speaker ne pouvait pas prendre sur lui de citer le nom de Samuel Eto’o sans l’accord du Dcc ou du ministree qui est par ailleurs plus qu’un parrain pour lui. Trois footballeurs ont été cités, mais seule l’image de Samuel Eto’o a été diffusée », commente sous cape, un ancien diplomate à la retraite. A le croire, cette synchronisation cache mal une organisation (criminelle) bien huilée et visant à sacrifier l’ancien footballeur formé à la Kadji sport academy à l’autel des intentions présidentialistes factices.

A preuve, dans cette euphorie à la gloire du meilleur buteur de l’histoire des Lions indomptables, on a pu entendre pendant plus d’une minute les « Eto’o président >> jaillir des travées. La pièce qui manquait à ce puzzle mortifère qui proclame urbi et orbi, la destruction programmée de celui qui veut « redonner au footballeur camerounais toute sa grandeur ».

Après investigations, le Messager a appris qu’un conflit couve entre la superstar et Narcisse Mouelle Kombi, le ministre des Sports et de l’éducation physique. Une thèse qui épouse celle de certains habitués des couloirs du palais de l’Unité qui citent effectivemepjtf le président du Comité local d’organisation de la Can 2021 (Cocan) mais aussi Seidou Mbombo Njoya derrière cette scabreuse cabale contre l’ancien artificier de Chelsea Fc.

Le jeu des alliances

« Connaissant son influence, son franc-parler et tout te dynamisme qu’il souhaite mettre à l’actif du développement du football camerounais pour éviter que son mandat ne soit une coquille vide, ceux qui redoutent la popularité de l’ancien capitaine des Lions indomptables ne sont pas en paix.Les alliances se tissent et parfois avec des complicités internes. C’est malheureusement la triste réalité que doit affronter le Ngambè dans un pays où tes réseaux ne pardonnent pas », analyse un ancien administrateur de la Fécafoot, convaincu que ce Eto’o bashing n’est que la première d’une longue saga.

Pendant ce temps, Tsinga respire la sérénité. La Can rentrée en gare, les regards sont désormais tournés vers la préparation du lancement de la prochaine saison des championnats professionnels avec en prime, une affluence des sponsors et partenaires visiblement séduits par le projet porté par Samuel Eto’o et sa nouvelle vision de la Fécafoot new generation.

Le Messager

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