Les enquêteurs de Nairobi ont arrêté 11 suspects, dont deux ressortissants camerounais. Ils ont été interpellés dans le cadre d’une vaste opération de contrefaçon d’or qui aurait escroqué une victime de 70,6 millions de shillings kenyans (environ 546 000 dollars américains).
Les suspects ont été appréhendés à Spring Valley Estate, à Nairobi. Les agents ont ensuite saisi 350 kilogrammes d’or contrefait et d’autres objets suspectés d’être impliqués dans cette fraude.
Opération policière coordonnée
Selon un communiqué de la Direction des enquêtes criminelles (DCI) du Kenya, ces arrestations font suite à des renseignements crédibles qui ont conduit les enquêteurs à une cachette dans la région de Spring Valley.
« Lors des perquisitions, les enquêteurs ont récupéré une cargaison de contrefaçon d’or pesant 305 kg, ainsi qu’une balance et un testeur d’or électronique, communément appelé « Tester Gun », a indiqué la DCI.
Lors de l’opération, un manteau anti-poussière portant le logo du ministère kenyan des Mines et plusieurs documents ont également été saisis. Les autorités pensent que ces documents ont été utilisés pour créer une illusion d’authenticité, trompant ainsi les victimes sans méfiance.
Personnes arrêtées
Sept Kenyans et quatre ressortissants étrangers figurent parmi les suspects. Parmi les ressortissants étrangers figurent deux Congolais, Nfundiko Kamira et Lukabaya Mulamba. Les deux Camerounais ont été identifiés comme étant Ibrahim Nzamgou et Mike Fouapon.
Les autorités ont identifié les suspects kenyans : Allan Zephaniah Onyango, Nicodemus Okoth, Phillip Onyango, Elmad Ochola, Shem Omollo, Edward Leonard Ochieng et James Jeremiah Akumu.
Le commissariat de police de Capitol Hill à Nairobi détient actuellement tous les suspects et les instruit en vue de leur mise en examen.
Une opération complexe
Les enquêteurs pensent que les individus arrêtés faisaient partie d’un réseau criminel transnational bien organisé. Ils soupçonnent leur implication dans des opérations frauduleuses d’or ciblant les investisseurs de la région.
La présence d’un manteau anti-poussière portant le logo officiel du gouvernement suggère également qu’une partie de la stratégie consistait à se faire passer pour des représentants du gouvernement ou à créer l’apparence d’opérations approuvées par l’État.
« Ces articles étaient utilisés pour gagner la confiance d’individus sans méfiance lors de l’exécution de leurs opérations frauduleuses », a noté le DCI.
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