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Enlèvement du journaliste Blasius Nji : la presse anglophone se soulève à Bamenda

La section de Bamenda de l’Association camerounaise des journalistes anglophones (CAMASEJ) a fermement condamné l’enlèvement du journaliste et éditeur Blasius Charles Nji à Bamenda le 2 décembre 2025.

M. Nji, directeur du quotidien The Pilot, a été enlevé par des hommes armés non identifiés, soupçonnés d’appartenir à des combattants séparatistes opérant dans la région du Nord-Ouest. Sa disparition s’ajoute à la longue liste des journalistes victimes du conflit qui dure depuis près de neuf ans.

La CAMASEJ qualifie cet incident d’attaque directe contre la liberté de la presse et d’exemple de campagne d’intimidation persistante contre les professionnels des médias dans cette région en proie à la crise. L’association a souligné que les journalistes ne sont ni des combattants, ni des instruments de conflit, mais des professionnels exerçant une mission essentielle d’information du public.

« Ces incidents récurrents mettent non seulement en danger la vie des journalistes, mais compromettent également le rôle fondamental de la presse dans l’information du public et la promotion de la paix », a déclaré la CAMASEJ, exigeant la libération immédiate et sans condition du journaliste.

Dans son appel, la section de Bamenda a exhorté tous les acteurs, étatiques et non étatiques, à respecter la sécurité et la neutralité des journalistes et à garantir qu’ils puissent exercer leur métier sans crainte. L’organisation a souligné que la liberté de la presse est essentielle à la démocratie, à la responsabilité et à la stabilité sociale.

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CAMASEJ a également exprimé sa solidarité avec la famille et les collègues de M. Nji, en ces moments particulièrement difficiles pour la communauté médiatique de la région.

« Nous appelons toute personne détenant M. Nji à le libérer sain et sauf sans délai », conclut le communiqué.

Face à la persistance de la crise, les journalistes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest demeurent de plus en plus vulnérables, ce qui alimente les inquiétudes quant à la détérioration de la liberté de la presse au Cameroun.

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