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Crise anglophone : 16 personnes enlevées à Nguti en moins d’une semaine

16 personnes ont été enlevées par des combattants séparatistes à Nguti, dans le département de Kupe Muanenguba, région du Sud-Ouest. Au moins quatre personnes ont été enlevées dans la même localité dans la seule journée de jeudi.

Le crime des personnes kidnappées est qu’elles auraient effectué des rites de purification alors que le nombre de décès liés au conflit monte en flèche, rapporte Mimi Mefo Info. « La décision a été mal interprétée par les combattants séparatistes qui les ont accusés de tenter de réduire mystiquement leur pouvoir sur la région », apprend-on. Plusieurs personnes ont également été enlevées mardi à Nguti.

Alors que la crise anglophone s’aggrave, de nombreux élus de la région résident désormais soit à Buea, soit à Kumba, par crainte d’attaques de représailles. Lors d’une réunion récemment, le préfet de Kupe Manengouba, Jean Marie Tchakui, a menacé de licencier les fonctionnaires qui ont fui la région.

Le préfet est allée plus loin en annonçant la suspension de la redevance communale complémentaire, soutien financier de la CAC versé aux collectivités territoriales décentralisées par l’Etat via le FEICOM. Cependant, cela ne semble pas avoir pénétré dans l’esprit de certains employés des mairies qui ne sont pas prêtes à reprendre le travail, invoquant des menaces à la sécurité.

C’est en 2016 que des revendications des avocats et des enseignants anglophones se sont transformées, dès 2017, en conflit pour la sécession des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

D’après des estimations de l’International Crisis Group, les affrontements entre l’armée et les indépendantistes ont déjà fait plus de 6 000 morts et provoqué le déplacement de plus de 400 000 personnes.

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