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Covid-19: vers une baisse des transferts d’argent en Afrique

Il est indéniable que toute l’économie africaine sera affectée directement ou indirectement par la chute des transferts qui pointe (transferts formels 2019 estimés à 70 milliards de dollars). Quels seront les pays africains les plus impaclés ?

Aux premiers rangs, se comptent les dix-neuf pays pour qui les transferts diasporiques dépassent la barre des 3% du PIB. Dans l’ordre décroissant des enjeux et motifs de craintes : Comores, Gambie, Lesotho, Cap-Vert, Liberia, Zimbabwe, Sénégal, Togo, Ghana, Mali, Nigeria, Egypte, Maroc, Tunisie, Algérie… Les pays francophones (zone CEDEAO, Maghreb, Océan Indien…) dépendant largement des économies européennes réputées moins résilientes (Espagne, Italie, France….) seront plus affectés dans la durée : Sénégal, Mali, Guinée, Côte d’ivoire, Togo, Comores, Madagascar, Maroc, Tunisie, Algérie … A contrario du Nigéria, Ethiopie, Ghana, Kenya, Cap-Vert.. .diaspori-quement liés avec les USA et l’UK, devraient pâtir moins durablement des effets de la crise.

Autres amortisseurs en faveur de ces derniers, ces pays ont davantage intégré la fintech dans leur relation avec la diaspora (transferts via mobile…) et diversifié davantage l’engagement de leur diaspora au-delà des transferts d’aide aux familles !

La crise doit enfanter un changement de paradigme avec la diaspora

Comme en 2008, les Etats riches semblent disposés à éteindre le tsunami à coups de milliards injectés pour les entreprises et les ménages (traitement social du chômage…) ce qui contribuera à soulager cette crise financière par procuration en Afrique.

Pour autant, les pays d’origine ne doivent pas rester les bras croisés ! C’est le‘moment de soutenir socialement leur diaspora par humanité d’abord et pour accélérer le retour à la normale. En ces circonstances, Il devient nécessaire de libérer toute entrave à la fintech (transferts via mobile, souscriptions à distance…).

Surtout, les Etats africains doivent dès maintenant réfléchir à un changement de paradigme, un new deal avec une diaspora plus engagée (épargne, investissement, soft-power…) et mieux intégrée qui dépasse les transferts d’argent…pour plus de résilience !

Si les prochains mois seront compliqués… A long terme, les flux financiers finiront par se réajuster car ils sont corrélés aux dynamiques des flux migratoires qui ne devraient pas ralentir…et aux stratégies publiques de mobilisation des diasporas.

Source: Le Jour

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