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Comment Samuel Eto’o compte restructurer le football camerounais d’ici 2025

Dissolution du championnat Elite Two, augmentation des salaires des joueurs et joueuses sont, entre autres, choses qui vont disparaitre à cet horizon sur le plan local.

Dans la plupart des pays, le développement du football est impulsé de la base vers le sommet. Sauf qu’au Cameroun, le nouvel exécutif de l’instance faîtière de cette discipline a opté pour l’inverse. La raison, « la première possibilité (de la base vers le sommet, ndlr) nous (Fecafoot) prendra entre 20 et 30 ans pour que notre football atteigne le haut niveau », a confié Franck Happi, directeur du développement du football (Ddf) à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

Ainsi, pour un football camerounais émergent à l’horizon 2025, Samuel Eto’o dans sa vision a choisi dans un premier temps de réorganiser les championnats d’Elite. Laquelle réorganisation permettra à son tour de restructurer et de développer le football au niveau amateur. De façon concrète, la nouvelle Fecafoot envisage d’ici trois ans la dissolution du Championnat d’Elite Two.

En lieu et place, des championnats régionaux et super régionaux entre les meilleures équipes des 10 régions. Ce qui permettra aux joueurs de disputer beaucoup de matches au cours d’une saison. Du côté de l’Elite One, dans trois ans, le nombre de clubs sera revu à la baisse. Il passera de 25 à 16 clubs.

Cette stratégie selon la Ddf de la fédération devrait booster le football jeunes, où l’on passera également de 950 clubs en 2022 à 2000 clubs en 2025 et atteindre la barre de 60.000 licenciés. Aussi, « tous les clubs formateurs toucheront des indemnités de formation des joueurs qui seront recrutés en Elite One », promet la Fecafoot, qui confie que pour le compte de la saison en cours, « une enveloppe de 350 millions Fcfa devaient être reversée aux clubs formateurs si le principe des indemnités de formation était respecté. »

En ce qui concerne le football féminin, le nouvel exécutif de la Fecafoot ambitionne de passer à un championnat professionnel avec une égalité de traitement entre les filles et les garçons. A cet effet, comme chez les hommes, le salaire des joueuses de première division passera de 100.000 Fcfa en 2022 à 400.000 Fcfa en 2025. Aussi, ce salaire sera payé 10 mois sur 12.

Facteur X

Pour mener à bien sa vision de développement du football local, la Fecafoot a besoin de ce qu’elle a elle-même appelé « le facteur X », qui représente la recherche du financement. A en croire Franck Happi, le premier et meilleur facteur X s’appelle Samuel Eto’o.

« A travers son image et sa réputation, nous pouvons avoir tous les partenaires que nous voulons. Un directeur d’entreprise lorsqu’il voit Eto’o veut d’abord faire une photo avec lui. Toute chose qui fait en sorte que le partenariat soit signé sans trop de débats. En seulement 6 mois d’exercice, Eto’o nous a fait passer le budget de la fédération de 5 à 15 milliards Fcfa qrfioe aux partenariats », a-t-il conclu.

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