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Climat social : les greffiers annoncent une grève le 30 juin

L’information est contenue dans une lettre adressée au premier ministre par un collectif de greffiers.

Le calme social est visiblement loin de revenir au sein de la société camerounaise. À la suite des enseignants du primaire et du secondaire qui sont en grève depuis respectivement le 02 et le 21 février dernier en attendant leurs collègues de l’enseignement supérieur qui programment les rejoindre le 02 juin prochain et des transporteurs qui ont aussi annoncé leur grève le 29 mars prochain, c’est au tour des greffiers d’annoncer la leur.

Dans une correspondance adressée au premier ministre, Joseph Dion Ngute, ces derniers relèvent un ensemble de griefs qui sous-tendent leur colère et justifient leur futur mouvement d’humeur.

Ils exigent à cet effet :

  • la prise en compte immédiate de la grille indiciaire du corps des fonctionnaires des greffes jointe en annexe ;
  • la revalorisation de l’indemnité de logement, soit 25% du salaire de base suivant la même grille indiciaire ;
  • la revalorisation des primes de sujétions ;
  • le paiement intégral de la dette de l’État envers les fonctionnaires des greffes à partir du 01 janvier 2012, date d’entrée en vigueur des effets financiers du statut spécial ;
  • l’introduction immédiate d’une prime de port de robe dans les indemnités dues aux greffiers ;
  • le reversement direct dans le salaire du fonctionnaire des greffes de sa prime de rendement ;
  • l’introduction immédiate d’une prime d’eau et d’électricité dans le salaire du fonctionnaire des greffes, soit 10% du salaire de base pour l’électricité et 6% pour l’eau ;
  • l’introduction d’une prime de risques pour le fonctionnaire de greffe ;
  • le traitement automatisé des avancements, reclassements et autres actes de carrière et le paiement automatisé des indemnités y relatives.

Privilège de juridiction

Dans leur chapelet de revendications, figurent aussi le paiement automatisé des frais de relève dans la région d’affection après la prise de service ; la nomination des greffiers d’instruction par arrêtés du ministre de la Justice ; la tenue, chaque année, d’un conseil des greffes qui fera office de conseil de discipline ; la création d’un secrétariat d’État chargé de l’administration des greffes, sous la direction d’un greffier ; la limitation à 5 ans au plus à un poste ou la mutation après 5 ans ; la for- mation continue (stages et séminaires) et enfin, le privilège de juridiction.

Toutefois, ce collectif se dit ouvert au dialogue avant le 30 juin 2022 pour que soit résolue leurs problèmes. Mais si rien n’est fait jusqu’à cette date du 30 juin 2022, ils entreront en grève.

Le Messager

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