La prénommée Josette, vendeuse de beignets de 42 ans, a été surprise jeudi avant l’aurore par son époux en flagrant délit d’adultère sur son lieu de commerce. Lire le récit de Cameroon Tribune.
Un fumeur de chanvre a appelé la police jeudi avant le lever du jour, pour une situation survenue à Bonabéri, lieudit « Carrefour Mützig » (Douala IV). Un homme venait de blesser l’amant de sa femme en plein adultère. L’affaire a été expliquée aux policiers par le badaud amateur de cannabis, un certain « Ringo ».
Selon nos sources, depuis environ deux mois, la prénommée Josette, 42 ans, sort plus tôt pour son activité : en général à 3h30 désormais, près de deux heures plus tôt qu’avant. Son mari, Dieudonné, retraité de 61 ans, a renoncé à l’accompagner, après avoir essayé de la dissuader de cette nouvelle habitude, évoquant des risques d’agression. Sans succès.
Mardi dernier, « Ringo » aborde Dieudonné, qu’il connaît au quartier, et lui dit avoir un scoop. « Si tu me donnes la bière… ». Le sexagénaire lui en offre deux. « Ringo » révèle alors : « Le jour où tu as le temps, sors même vers 3h30, et fais un tour au commerce de ta femme. Tu verras quelque chose. » Dieudonné lui donne une troisième bière, et demande ce qu’il verra. « Ce que ta femme fait là-bas », répond l’informateur, dans un accès d’emphase avinée.
Ce jeudi, peu après le départ de son épouse, Dieudonné quitte aussi la maison. S’il porte un blouson ce n’est pas forcément pour le froid : il y dissimule une machette. En chemin, le mari croise « Ringo » (dont on ignore s’il est un lève-tôt ou un couche-tard). Le « banga man » le rassure : « Tu es venu au bon moment, va voir ! ». Ce que Dieudonné a vu ? Un spectacle choquant, éclairé par la petite ampoule du lieu de commerce : son épouse dans une posture censée évoquer les sports équestres, et un inconnu en activité frénétique là où vous l’imaginez.
Dieudonné s’approche par derrière, sort sa machette et frappe du tranchant le postérieur du chevaucheur. La police constatera plus tard que les deux fesses ont été blessées du même coup. L’homme, prénommé Anatole, hurle. De douleur et de surprise. Puis tombe, entraînant sa partenaire dans la chute. « Ringo », conscient de ce qui allait se passer s’était posté en spectateur. En compagnie, semble-t-il, de deux ou trois amis de « filon ». Il appellera la police et racontera tout. Dieudonné serait parti en clamant qu’il rentrait chez lui, au cas où il serait recherché.

