Les étudiants et les personnels de santé mobilisés par le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, ont remercié le président Paul Biya pour l’annonce des recrutements dans le secteur de la santé.
Le président Paul Biya, lors de son discours de fin d’année, a annoncé le recrutement de 9 944 personnels de santé dans les cinq prochaines années. Les responsables de la santé ont considéré cela comme un cadeau qui mérite d’être apprécié.
C’est pourquoi, le lundi 6 janvier, plus d’un millier d’entre eux ont défilé dans les rues de Yaoundé, la capitale du pays, pour exprimer leur gratitude. Ils se sont ensuite rassemblés au ministère de la Santé publique, où ils ont présenté une motion de soutien au président Biya par l’intermédiaire du ministre Manaouda Malachie.
Un secteur en sous-effectif
Le secteur de la santé camerounais a été en sous-effectif pendant les 42 ans de règne du président Paul Biya. Les personnels de santé camerounais font partie d’une partie des professionnels qui ont émigré à l’étranger pour chercher des pâturages plus verts.
Le ratio médecin/patient est donc d’un médecin pour 50 000 personnes. C’est moins que la recommandation de l’OMS qui est de 1 médecin pour 10 000 patients. C’est pourquoi le docteur Manaouda Malachie, après avoir reçu la motion de soutien du président Biya auprès des personnels de santé, s’est dit heureux de voir cette marque de reconnaissance.
Il a promis de transmettre le message aux autorités compétentes. Par ailleurs, il a lancé un appel aux professionnels de santé pour qu’ils gardent toujours espoir, car le président de la République est un homme qui écoute les doléances et agit positivement lorsque c’est possible.
Pour lui, ce recrutement répond au besoin pressant de ressources humaines dans le système de santé camerounais. Il renforce les efforts vers la couverture sanitaire universelle.
Pourquoi louer le président ?
Biya est président du Cameroun depuis 42 ans, et pourtant le Cameroun manque toujours cruellement de personnels de santé. Il ne reçoit quasiment pas de soins médicaux dans les structures de santé que le gouvernement a construites.
Chaque fois qu’il ne se sent pas bien, il préfère partir à l’étranger. Cela suscite des inquiétudes quant à la qualité des soins offerts dans les hôpitaux camerounais et suggère que le président ne leur fait pas confiance.

