La variole du singe, déclarée « urgence de santé publique de portée continentale », a fait deux victimes au Cameroun, suscitant une mobilisation rapide des autorités sanitaires. Le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a annoncé que le pays compte 30 cas suspects pour l’année 2024, dont cinq ont été confirmés.
Les foyers actifs se situent principalement dans les districts de santé de Mbonge, Buea, et Limbe dans la région du Sud-Ouest, ainsi que dans ceux de Njikwa et Bamenda dans la région du Nord-Ouest. D’autres régions comme le Littoral, le Centre, et l’Est sont également touchées de manière récurrente.
La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs pays voisins, dont la République centrafricaine et le Nigeria, ainsi que d’autres nations africaines comme la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, l’Ouganda, et le Kenya, sont gravement affectés par la maladie.
En RDC, plus de 15 000 cas ont été détectés depuis le début de l’année 2024, avec au moins 548 décès recensés. Une nouvelle souche plus virulente du virus a d’ailleurs été identifiée en septembre 2023, accentuant les inquiétudes.
Face à cette menace croissante, le gouvernement camerounais a réagi en activant un système d’alerte maximale. Des mesures strictes ont été mises en place pour circonscrire et maîtriser la propagation de la maladie à l’intérieur des frontières du pays.
Le ministre Manaouda Malachie a renforcé la surveillance épidémiologique dans les zones à risque, tout en intensifiant la sensibilisation et la mobilisation des communautés.
Le ministre a également lancé un appel à la vigilance, exhortant la population à consulter rapidement les services de santé en cas d’éruption cutanée accompagnée de fièvre. Il a insisté sur l’importance de respecter les règles d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, d’éviter les rapports sexuels non protégés, et de limiter les contacts avec les fluides corporels des personnes malades.
Le Cameroun se prépare donc à affronter cette épidémie avec détermination, cherchant à éviter une propagation similaire à celle observée dans d’autres pays africains. La coopération de la population sera cruciale pour contenir ce fléau et protéger la santé publique.
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