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Une association bénéficiaire du fonds Marianne soupçonnée d’avoir financé des contenus politiques en période électorale

Après une première enquête de France 2 et Marianne qui décrivait une gestion opaque de l’argent de ce fonds, Médiapart révèle à son tour qu’elle aurait été utilisée pour financer des contenus dénigrant les opposants à Emmanuel Macron lors des campagnes présidentielles et législatives.

Le 29 mars, une enquête conjointe menée par Marianne et France 2 a décrit une gestion opaque de l’argent du fonds Marianne, avec une liste de bénéficiaires tenue secrète.

Mercredi est ce moment Médiapart qui a publié une nouvelle enquête sur l’affaire, s’intéressant à une autre association financée par le fonds, qui aurait publié des contenus politiques dénigrant les opposants à Emmanuel Macron lors des campagnes législatives et présidentielle.

Soupçons de détournement de fonds

Retour en avril 2021. Marlène Schiappa, alors ministre déléguée à la Citoyenneté, annonce le lancement d’un « fonds Marianne pour la République », de 2,5 millions d’euros, destiné à « financer les personnes et les associations qui porteront le discours pour promouvoir les valeurs de la République et de lutter contre les discours séparatistes, notamment sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne », créée après l’assassinat de Samuel Paty. Au total, 17 associations en bénéficieront.

Or, selon la première enquête publiée par nos confrères de Marianne et France 2, l’association qui serait la principale bénéficiaire du fonds, à hauteur de 355 000 euros, l’Union des sociétés d’éducation physique et de préparation militaire (USEPPM), aurait utilisé ce fonds pour un site internet et des publications sur les réseaux sociaux très peu suivies , mais aussi et surtout de payer deux de ses ex-dirigeants : Cyril Kanuragaran et Mohamed Sifaoui, directeur de la communication du club de football du SCO à Angers, mais aussi journaliste et proche de Christian Gravel.

Ce dernier a été nommé à la tête du Comité interministériel de prévention de la délinquance, de la radicalisation et des dérives sectaires (CIPDR) et chargé de piloter le fonds Marianne.

Ainsi, Mohamed Sifaoui aurait pu bénéficier de subventions publiques et s’enrichir grâce à sa proximité avec Christian Gravel, proche de Manuel Valls et ancien conseiller en communication de François Hollande. Accusations de favoritisme démenties par Marlène Schiappa, dont le secrétaire d’Etat à la Citoyenneté a saisi l’inspection générale de l’administration d’un audit sur la question. Le parquet de Paris attend de se prononcer sur l’ouverture ou non d’une enquête préliminaire.

Contenu politique dénigrant à l’extrême gauche et à droite

Dans cette nouvelle enquête, Médiapart s’est intéressée à une autre association, « Reconstruire le commun », deuxième bénéficiaire principal du fonds, à hauteur de 330 000 euros. Selon nos confrères, la structure venait d’être créée lorsqu’elle a postulé à…

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