Contrairement à une idée encore largement répandue, rien dans la législation camerounaise n’oblige un candidat aux élections municipales à être originaire de la commune qu’il souhaite administrer. Ni le Code électoral, ni le Code général des collectivités territoriales décentralisées ne conditionnent l’accès à la fonction de maire à une appartenance autochtone.
Lire ci-dessous les éclairages de l’homme politique Clotaire Nguedjo :
Beaucoup de personnes pensent qu’il faut obligatoirement être originaire d’une commune pour en devenir maire. C’est totalement faux.
Aucune loi camerounaise n’exige que le maire soit autochtone de la commune. Ni le Code électoral, ni le Code général des collectivités territoriales décentralisées (CGCTD) n’imposent une telle condition.
Ce que dit réellement la loi selon l’article 181 du Code électoral du 19 avril 2012, pour être candidat à l’élection municipale, il faut simplement résider dans la commune ou y avoir un attachement moral, matériel ou familial notoire. Autrement dit, un allogène peut parfaitement se présenter et être élu maire tant qu’il remplit ces conditions.
La loi exige seulement que la liste de conseillers municipaux reflète la diversité de la commune. La composante sociologique, on doit avoir dans la liste de tous les partis politiques en compétition des autochtones, des allogènes, des jeunes, des femmes, des minorités, etc.
L’objectif est de garantir un conseil municipal représentatif et d’éviter qu’une seule communauté ne monopolise la gestion locale.
Mais il existe un cas particulier, les communautés urbaines. C’est uniquement au niveau des mairies de ville qu’une exception existe.
Selon l’article 246 du CGCTD, le maire de la ville doit être une personnalité autochtone de la région où se trouve la communauté urbaine.
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