Dans une déclaration consacrée au rôle des forces de défense et de sécurité, l’opposant Maurice Kamto dénonce les violences exercées contre des citoyens sans défense. Il rappelle que policiers, gendarmes et militaires appartiennent à la population qu’ils ont pour mission de protéger et les invite à ne pas perdre de vue leur responsabilité envers elle.
Maurice Kamto adresse un message aux personnels des forces de défense et de sécurité au Cameroun. Dans sa traditionnelle sortie du lundi baptisée La Pensée de MK, l’opposant met en garde contre les brutalités commises par des policiers, des gendarmes ou des soldats à l’encontre de citoyens sans armes.
« Le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier », affirme-t-il. Selon lui, la mission des forces de sécurité consiste avant tout à rassurer la population et à gagner sa confiance, plutôt qu’à transformer les citoyens en adversaires potentiels.
L’ancien candidat à l’élection présidentielle insiste sur la dimension humaine de l’action des forces de l’ordre. Il rappelle que les citoyens sont des personnes concrètes, susceptibles d’être blessées ou tuées lors d’interventions violentes.
Lire la déclaration de Maurice Kamto :
« Le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier. Il doit rassurer le citoyen afin d’en faire un allié pour l’accomplissement de sa mission, au lieu d’en faire un ennemi potentiel. L’État est une abstraction. Seuls les citoyens sont des êtres concrets, vivants. Quand vous tirez sur eux, ils saignent, souffrent, meurent. Ce n’est pas le cas de l’État.
Ce dernier est un bouclier pour les usurpateurs, un monstre dont ils se servent pour semer la terreur afin de confisquer ce qui appartient à l’ensemble des citoyens et de la collectivité, en faisant croire aux agents des forces de sécurité qu’ils sont le rempart qui protège le bien commun. Les personnels de sécurité et de défense nationale font partie intégrante du peuple. L’écrasante majorité d’entre eux sont d’extraction populaire. Malheur à eux s’ils l’oublient », écrit Maurice Kamto.

