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SisterSpeak237 pour une amélioration des rapports sur la santé sexuelle de reproduction

Du 28 au 29 septembre une quarantaine de journalistes venues de plusieurs régions du Cameroun ont pris part à des exposés et des rapports en rapport avec cette thématique. Ceci dans le but qu’à l’avenir ils puissent être mieux outiller pour reporter des cas qui surgirait dans leur environnement.

406 femmes sur 100 000 naissances vivantes meurent au Cameroun. Un constat alarmant qui sert de prétexte pour prouver que la santé sexuelle et reproductive se porte mal dans le pays et qu’il est plus urgent de créer des conditions meilleures de prise en charge.

A ce chiffre de décès des femmes s’ajoutent 30% des avortements à risque et 18% d’adolescentes accès ces services et aux moyens de contraception.

Pour M. Marcus Davies, Conseiller Politique du Haut-commissariat du Canada au Cameroun : « Nous avons des fonds pour les initiatives locales qui sont destinés aux organisations locales. Nous travaillons avec SisterSpeak237 pour l’autonomisation des femmes. Ce projet intervient pour outiller et sensibiliser les médias camerounais en matière de santé de reproduction ».

« C’est une opportunité pour les éduquer et travailler avec eux sur cette thématique. Nous espérons que des discussions vont naitre de cette rencontre et aussi une stratégie pour que les journalistes jouent un rôle déterminant dans la promotion et la diffusion des informations sur la santé de reproduction vers leurs divers publics », poursuit-il.

A sa suite le Pr Fomulu Nelson, vice-président de la Société des gynécologues et obstétriciens du Cameroun dresse un bilan de la situation « ce séminaire est important car SOGOC compte sur les médias pour diffuser des messages aux populations dans le besoin qui ne connaissent pas leurs droits. La plupart d’entre nous sont censés faire un checkup préventif chaque année ».

« Si la population connait ses droits reproductifs elle pourra se protéger, ajoute-t-il. Le Cameroun a le taux le plus élevé de mortalité maternelle. Le gouvernement a posé quelques actions mais nous avons encore plus 400 décès/10.000 naissances. La cause majeure de ces décès est l’avortement à risque. Si nous pouvons donner aux femmes leurs droits reproductifs de faire un avortement quand elle est éligible, nous améliorions ces données ».

Et de conclure : « Au Cameroun on ne prend en compte que l’aspect physique des femmes sans se soucier de leur éligibilité mentale et sociale. Le Protocole de Maputo aborde plusieurs sur l’avortement et les droits humains. Le Cameroun a signé ce Protocole depuis 2009 et doit le pratiquer pour réduire la mortalité maternelle de 10% ».

Ce 28 septembre qui marque dans le monde la Journée du droit à l’avortement a servi de prétexte à Mme Comfort MUSSA, Coordonnatrice de SisterSpeak237 et son équipe pour mieux outiller les médias sur cette thématique.

Les exposés du Dr OJONG Samuel, du Dr OKWEN Patrick, de l’équipe de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO), M. NJODZEFE Nestor et de M. WHUMO Blaise ont donné des outils pour parler des sujets sensibles au public.

Ils formeront désormais un réseau qui facilitera l’accès à l’information aux journalistes désireux de traiter des sujets sur la Santé sexuelle et de reproduction auprès du corps soignants, des experts et même des autorités administratives.

Salma Amadore

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