Un nouvel appel à l’union des forces de l’opposition vient de voir le jour. Le mouvement UPC 2025 a publié, le 1ᵉʳ septembre à Yaoundé, un manifeste invitant les candidats retenus ou recalés, les partis politiques, les associations de la société civile et les personnalités indépendantes à se rallier à une coalition nationale pour le changement. Objectif : porter un « candidat consensuel du peuple » et un programme commun de transition et de refondation du Cameroun.
Selon le document signé par Sam Mbaka, Djeukam Tchameni et Anicet Ekane, ce candidat unique devra être choisi parmi les prétendants à la présidentielle disposant d’une base électorale significative. Il s’engagera notamment à :
- promouvoir un programme commun de transition au lieu des projets propres à chaque parti ;
- conduire la campagne électorale à la tête d’une équipe collégiale composée des membres d’UPC 2025 ;
- donner la parole aux citoyens à travers des Assises nationales et des États généraux socio-professionnels, dont les résolutions viendront enrichir le programme de refondation ;
- former un gouvernement d’union nationale chargé de mettre en œuvre ces réformes ;
- organiser un référendum constitutionnel et des élections générales, incluant une présidentielle à deux tours ;
- exercer un mandat unique d’une durée de trois à cinq ans.
Les initiateurs appellent toutes les forces politiques et sociales qui adhèrent à cette démarche à envoyer rapidement leur fiche d’engagement signée à l’adresse électronique indiquée.
Par cette sortie, le groupe de Douala, à l’origine de l’appel, veut inscrire le débat présidentiel dans une dynamique de transition consensuelle et de réforme en profondeur des institutions.
Une initiative qui relance la question de l’unité de l’opposition face au Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir depuis plus de quarante ans.







