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Parité de genre: le Cameroun compte 61 femmes à l’assemblée nationale

Elles sont 61 et constituent aujourd’hui un peu plus du tiers des effectifs de la Chambre, plaçant ainsi le Cameroun en conformité avec les normes internationales en la matière.

61 C’est un chiffre qui va certainement rentrer dans les annales de l’histoire de l’Assemblée nationale du Cameroun. A la faveur des dernières élections législatives, cette chambre du Parlement compte aujourd’hui ce nombre de femmes parmi les 180 élus de la 10e législature. Une première pour le Cameroun. Elles représentent ainsi un peu plus du tiers des effectifs de la Chambre, classant le pays aux normes internationales en la matière.

Ainsi donc, ce sont quatre nouvelles élues qui sont venues s’ajouter aux 57 députés femmes qui ont siégé au Palais de verre de Ngoa-Ekellé de 2013 à 2020. On est bien loin de la vingtaine d’élues de la 8e législature et même, de la 6e (1997-2002) lorsqu’elles avaient de la peine à atteindre une dizaine au sein de l’hémicycle.

Une interrogation vient tout de suite à l’esprit: qu’est-ce qui a bien pu se passer entre temps ? le premier facteur à prendre en compte ici est le nouvel environnement juridique et politique qui a encadré les élections au Cameroun au cours des deux dernières législatures.

En effet, le 19 avril 2012, a été promulguée la loi portant Code électoral, modifiée et complétée par la loi du 21 décembre 2012. L’une des innovations majeures de ce texte est l’introduction de la prise en compte du facteur genre dans la constitution des listes de candidatures aux différents scrutins.

Dans le cas spécifique des élections législatives, il faut se référer à l’article 151. En effet, l’alinéa 3 dispose que « la constitution de chaque liste de candidats doit tenir compte des différentes composantes sociologiques de la circonscription concernée. Elle doit en outre tenir compte du genre ».

Le non-respect, par certaines formations politiques de cette disposition a poussé le Conseil électoral d’Elections Cameroon à procéder au rejet pur et simple de certaines listes de candidatures depuis les élections législatives de 2013.

Des décisions qui ont depuis lors été confirmées par le Conseil constitutionnel, lorsqu’il était saisi en dernier ressort par les formations politiques concernées. La promotion de la femme figurait au rang des priorités de la profession de foi du président de la République lors de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018.

« Mieux que par le passé, nous devons accorder aux femmes et aux jeunes une juste place dans la société, non seulement au regard de leur poids démographique, mais aussi en considération de l’énergie dont ils sont porteurs », indiquait alors le président-candidat Paul Biya. Mais il faut relever que les partis politiques n’étaient pas en reste dans cette volonté de promouvoir l’émergence des femmes au sein de cette institution.

Que ce soit en 2013 ou lors des dernières élections, des circulaires du président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) rappelaient aux différentes équipes de pré-sélection de son parti, la nécessité de veiller à la présence des femmes sur les listes. La plupart des formations politiques se sont adaptées à ce nouvel environnement juridique et politique.

Source: Cameroon Tribune

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