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Opération épervier : Paul Biya ordonne l’arrêt des poursuites contre Basile Atangana Kouna

Le secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh a saisi le ministre de la justice à cet effet sur hautes instructions de Paul Biya.

Cet ancien haut responsable poursuivi pour « détournement de derniers publics en coaction », « complicité » des mêmes faits et « émigration clandestine » pourrait en effet bientôt recouvrer la liberté, par la grâce d’une décision du président Paul Biya, qui a réclamé l’arrêt des poursuites.

Arrêté au Nigeria en mars 2018, Basile Atangana Kouna avait été ramené au Cameroun dans la foulée pour y être placé en détention. Accusé de « détournement » et « violation des dispositions du Code des marchés public », Basile Atangana Kouna était cité dans cette affaire au même titre que Jean William Sollo, son successeur à la tête de la Cameroon Water Utilities (Camwater), et que quatre autres prestataires – René Martin Mbida, Jean Parfait Koe et Jean Dieudonné Mah.

Il lui était notamment reproché d’avoir mis sur pied en coaction une « société écran » dénommée Aspac Cemac Sarl pour sous-traiter frauduleusement un contrat commercial d’environ 40 milliards de F CFA conclu en novembre 2009 entre la Camwater et l’entreprise belge Aspac International.

Au tribunal, l’ancien ministre et ses coaccusés s’étaient dits disposés à rembourser les sommes visées par la prévention, soit environ 1,2 milliard de F CFA. Le 23 septembre 2019, il avait ainsi signé au profit de l’État un ordre de virement d’un montant de 125 millions de F CFA depuis son compte de la BGFIBank. Il avait en outre proposé de prélever la somme de 1,1 milliard de F CFA dans son coffre-fort, logé dans le même établissement.

Au sein de l’opinion, la célérité de ce procès comme son issue alimentent les débats. Atangana Kouna aura passé à peine trois ans en prison, lorsque d’autres hautes personnalités croupissent dans les geôles de Kondengui, accusant le coup après des procès interminables. C’est le cas de l’ancien directeur général de la télévision nationale Amadou Vamoulké, arrêté le 26 juillet 2016.

Avant celle de Basile Atangana Kouna, la tentative d’Yves-Michel Fotso d’obtenir une mainlevée de ses comptes pour rembourser la somme réclamée avait échoué à plusieurs reprises.

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