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Opération épervier : l’après-Can annonce un séisme

Remaniement, gestionnaires en délicatesse avec la fortune publique, la psychose des arrestations plane. 

Le 31 décembre dernier, dans son traditionnel discours à la Nation de fin d’année, le chef de l’Etat a eu cette phrase : “(…) Tous ceux qui se rendent coupables de malversations financières ou d’enrichissement illicite, en assumeront les conséquences devant les juridictions compétentes.”

On annonce une reprise de l’Opération Epervier après la Can. Ces derniers temps, la lutte contre la corruption et les détournements de deniers publie étaient éludés du discours présidentiel.

On avait fini par croire, que les scribes et autres conseillers du président, faisaient un black-out sur un sujet auquel le président s’est montré particulièrement préoccupé.

Les formules célèbres sur les voleurs à col blanc et tous ces délinquants économiques qui doivent rendre gorge ont conduit certains grosses légumes du Capitole à la roche Tarpéienne.

Le scandale du Covidgate et tous ces autres scandales de détournements massifs autour des chantiers de la Can, éclaboussent jusqu’aux plus proches collaborateurs du chef de l’Etat.

Dès la clôture de la Can, on annonce un remaniement de grande amplitude. Ce séisme va éjecter du navire gouvernemental, des personnalités en délicatesse avec la fortune publique.

Cette posture présidentielle ne sera-t-elle pas une fois de plus torpillée par des collaborateurs devenus trop puissants et qui jouent la montre en arguant que le chef de l’Etat est .parvenu au soir de vie d’homme et de sa vie politique ?

Au regard des rapports compromettant de la Chambre des comptes.de la Conac et de l’Anif, le Tcs a du pain sur la planche.

La crapulerie des prévaricateurs a poussé le cynisme en attribuant certains marchés de la Can aux enfants du chef de l’Etat. Parions que le chef de l’Etat ne se laissera pas impressionner par cette entourloupe.

Du haut de la tribune du congrès du Rdpc en septembre 201 I, il disait déjà sa détermination pour combattre le fléau de la corruption sans faiblesse et sans haine et au-delà du statut social des incriminés.

Le syndrome de la Can de 1972 plane. Des gros bonnets de la République ont presque perdu le sommeil face à ce qui s’annonce déjà comme un grand ménage.

L’Indépendant

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