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Oapi : Denis Bohoussou, mon bilan, ma défense

Le directeur général présenté à la presse les résultats obtenus par l’organisation sous son gouvernail, afin de confondre ses détracteurs.

Quelques semaines après avoir été réhabilité par le Conseil d’administration, Denis Bohoussou a présenté à la presse le bilan de ses activités à la tête de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi).

«Au niveau de la production, à ma prise de fonction le 1er août 2017, 93000 dossiers de demandes de titres de protection de la propriété intellectuelle représentant un retard de plus de six années étaient en souffrance. Cs dossiers ont été traités en cinq mois. De même, 45500 dossiers de brevets aux annuités de la période de 2001 à 2020 ont été traités en trois mois».

Soulignant que «le délai de traitement des dossiers sont passés de neuf mois à trois mois pour les marques et de dix-huit mois à six mois pour les brevets», et « le volume des dépôts des principaux titres que sont les brevets, les marques et les dessins et modèles industriels a évolué au cours des cinq dernières années comme suit: 7259 en 2017, 7514 en 2018, 8006 en 2019, 7421 en 2020 et 7872 en 2021».

Dans le même ordre d’idées, sur le plan financier, «les des résultats nets ont évolué comme sut 952366946FCfa en 2017, 1 357 634 551 FCfa en 2018, 1 863 466 574 FCfa en 2019 et 1 594 062 149 FCfa en 2020». Alors, «grâce à ces résultats financiers appréciables, l’Oapi est en mesure aujourd’hui de revoir la taxation de certaines prestations à la baisse (jusqu’à 20%) et d’envisager l’examen quant au fond des demandes de protection des inventions et autres innovations technologiques et des marques de produits ou services».

Une santé que l’homme dit avoir liait répercuter sur les employés: «En 2018, les grilles de salaires de base et des indemnités ont été revalorisées en plus d’une bonification de deux échelons au profit du personnel», selon l’homme qui parle de «trois augmentations de salaires au cours des quatre dernières années».

S’arrêtant par exemple sur le plus bas salaire, celui d’un agent de ménage par exemple qui était selon lui «de 145 000F en 2017. En 2022, il s’élève à 251248FCfa, soit une augmentation de 72,68%».

Conflit avec le Pca

À ces deux aspects principaux, le capitaine du navire Oapi ajoute entre autres le statut d’observateur auprès de l’Union africaine, la résurrection du Salon africain de l‘innovation technologique (Salit) après six années d’arrêt «avant notre arrivée», et de nombreuses innovations dans le système de protection de l’Oapi, comme la publicité des demandes de protection, ainsi que la vérification dans le fonds de l’originalité et de l’authenticité des inventions à protéger. Ce qui ne se faisait pas depuis 1962, année de création de l’Oapi.

Autant de progrès enregistrés, mais en interne, le directeur général a soufflé le chaud et le froid. Un conflit s’est ouvert entre le Dg etAlimatou Shadiya, la Pca de nationalité béninoise, sur fonds d’accusations et autres faits relevés sur la toile, il est par exemple reproché à l’homme des licenciements abusifs, des distractions de fonds, des nominations dégradantes, une chasse aux sorcières contre ceux des collaborateurs qui ne regardent pas dans la même direction que lui,… ce qui a eu pour effet la suspension de l’Ivoirien, remplacé par son adjoint. Pour en rajouter au climat délétère qui règne dans la maison depuis quelques mois.

Avant que l’homme soit rétabli dans ses fonctions par le Conseil d’administration. «En fait, l’actuel directeur général a fermé des robinets qui abreuvaient certains avant lui; c’est l’origine de ses ennuis», souffle un journaliste habitué des couloirs de l’Oapi.

Le Conseil d’administration, arbitre évaluateur

Réhabilité, Denis Bohoussou a cru devoir arrêter la saignée, tant l’organisation qu’il dirige est au centre de vives polémiques depuis quelques mois dans les médias, et surtout sur les réseaux sociaux, «pour des raisons autres que celles que nous aurions souhaitées», regrette-t-il.

Alors, «nous avons cru bon de vous inviter pour vous faire connaître c que nous faisons concrètement à l’Oapi. L’idée étant que vous ayez vous-même les outils pour mieux comprendre l’environnement de l’Oapi, et par conséquent de traiter les informations a concernant en connaissance de cause», espère-t-il.

S’il refuse de réveiller le chat qui dort, Denis Bohoussou réagit aux accusations que «j’ai obligation de réserve; mais je voudrais simplement dire que les licenciements collectifs relèvent de la compétence du conseil d’administration, et pour le reste, les engagements et actes du dg sont consignés par écrit».

En attendant, le Dg de l’Oapi qui n’a pas oublié qu’il n’est pas éternel au poste, s’en remet au conseil d’administration. «Le directeur général est désigné sur la base d’un programme qu’il soumet à l’attention du Conseil d’administration. Ce programme est décliné en objectifs régulièrement évalués lors des conseils d’administration, jusqu’au terme du mandat. À la fin de mon mandat, le conseil d’administration est libre de reconduire le directeur général ou pas», rappelle-t-il.

«La sortie de crise nécessite souvent du temps pour que les esprits s’apaisent», certes, mais «j’ai dit au personnel d’oublier ce qui s’est passé et de faire son examen de conscience afin de s’améliorer», positive-t-il.

La Nouvelle Expression

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