Camerounactuel

Municipales 2020 : rebondissement dans l’élection du maire de Maroua 1er

Le tribunal administratif de Maroua a annulé l’élection d’Hamadou Hamidou comme maire de Maroua 1er. Ce dernier compte interjeter appel auprès de la chambre administrative de la cour d’appel.

Hamadou Hamidou n’est plus le maire réélu de la commune de Maroua 1er. Le tribunal administratif de Maroua a annulé sa réélection au terme d’une audience marathon. Elle avait a commencé le 17 mars 2020 et s’est achevé le lendemain à 15h50 min, rapporte le journal Loeil du Sahel.

La sentence est une surprise

Sur les 20 verdicts rendus, apprend-on, celui concernant l’affaire Issa Balarabé Youssouf contre Elecam a été le plus retentissant. Pour ceux qui ont suivi les débats de cette affaire, la sentence est une surprise. En effet, dans sa réquisition, le procureur de la République avait rejeté les arguments de la partie plaignante. Il s’agit notamment du non-respect de la circulaire du comité central du Rdpc. Mais surtout l’ingérence du représentant de l’Etat c’est-à-dire du préfet et la corruption.

«L’argument du non-respect de la circulaire du comité central du Rdpc est balayé d’un revers de la main. (…) Aucun fondement trouvé et l’argument de la corruption est balayé d’un revers de la main». A martelé Behili Leger Armel, le magistrat attaché au tribunal administratif.

Le recours principal fondé

Celui-ci a en outre, indiqué que «la complexité de ce dossier va au-delà de la loi. Il faut prendre une décision qui va retentir au-delà de la limite du Cameroun». Pour motiver sa décision, le tribunal a affirmé que «le recours d’Issa Balarabé Youssouf est recevable. La requête en intervention volontaire de Sieur Hamadou Hamidou est recevable mais non fondée. Le recours principal est fondé. Par conséquent, l’élection de l’exécutif communal dans la commune de Maroua 1er est annulée».

Appelé à la barre, Adji Abdoulaye Haman a chargé le préfet du département du Diamaré. Il a dit avoir été empêché par cette autorité administrative de présider la session de plein droit.

S’agissant de l’argument de la corruption, l’avocat de la partie plaignante n’a pas pu produire de preuves. «Je n’ai pas les preuves. Ces actes de corruption se sont déroulés dans la nuit noire» a soutenu Me Tchana.

Partager

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on telegram
Share on email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dernières nouvelles