La reconstitution des faits a été coordonnée le 25 avril 2025 par le gouverneur de la région du Sud Félix Nguele Nguele. À l’origine de cette boucherie humaine, un jeune de la localité qui est passé aux aveux complets.
La reconstitution des faits conduite par le procureur de la République près les tribunaux de première et grande instance d’Ambam a le mérite de venir faire toute la lumière sur cette série de crimes.
Plusieurs mois après s’être investi dans cette industrie du crime, Idriss Nko’o Zo’o est mis à nu. C’est un témoin spectaculaire de la scène de l’agression de dame Séraphine Angèle Noah Eloundou âgée de quarante-quatre ans à l’aide d’une machette dans la nuit du 23 au 24 avril 2025 qui l’a formellement reconnu et démasqué.
Pour Félix Nguele Nguele, le gouverneur de la région du Sud, « nous nous réjouissons que la sérénité, l’ordre et l’harmonie soient revenus dans cette localité. Donc nous demandons aux chefs de cette localité de prendre en main la sécurité de ce village« .
Un appel à une vigilance plus accrue
La petite localité de Meyo-Centre est pourtant réputée calme et paisible, un laboratoire du vivre-ensemble harmonieux des Camerounais.
Depuis le début de l’année 2025 pourtant, la petite localité est le théâtre d’une vague de crimes à répétition qui ont poussé les autochtones à se dresser contre les allogènes, créant au passage xénophobie et haine tribale, les autochtones accusant les ressortissants des autres régions d’être à l’origine de ces crimes odieux.
De violentes échauffourées ont été enregistrées, avec à la clé des soupçons et des accusations.
Une prise de conscience collective
Selon des témoignages recueillis sur place à Meyo-Centre, c’est la vigilance d’un jeune du village qui avait vécu les faits qui a permis à la gendarmerie d’interpeller le présumé coupable. Un acte de courage qui devrait faire tâche d’huile.
Car, plus que par le passé, les populations de Meyo-Centre devraient adopter le réflexe d’être plus regardantes. Elles devraient surtout dénoncer toute présence insolite, suspecte ainsi que tout comportement inhabituel dans leur environnement immédiat.
Selon Simon Anicet Mezui Journaliste, « le point d’orgue de la reconstitution des faits à Meyo-Centre était le témoignage poignant du voisin et frère de l’assassin en série, celui-là qui a été réveillé par les chiens au passage de l’agresseur. Ce dernier, selon ses déclarations, est sorti et a suivi le jeune Nko’o Zo’o jusqu’à sa chambre située juste en face de celle du témoin.
Il faut préciser qu’au-delà des trois cas d’assassinats reconnus, le jeune Nko’o Zo’o déclare, lui-même, avoir tué un dérangé mental à Meyo-Centre. Il déclare également avoir assassiné son ami à Yaoundé et, en fuyant les représailles de ce forfait, c’est chez lui qu’il se retrouve, à Meyo-Centre« .
Les populations de la localité de Meyo-Centre vont donc pouvoir retrouver le sommeil tranquille et vaquer normalement à leurs occupations quotidiennes. Cependant, la restauration de la sécurité, de la stabilité, de la paix et du vivre-ensemble reste une affaire de tous et de chacun.







