fbpx

Cameroun Actuel

Le Cameroun lance un ambitieux plan de développement pour la filière blé sur cinq ans

Au Cameroun, un vaste plan de développement de la filière blé a été récemment approuvé pour une durée de cinq ans, débutant en 2024 et s’étendant jusqu’en 2028. Ce plan, évalué à 417 milliards de Fcfa, a pour objectif de réduire de 35 % les importations de cette céréale, grâce à une série d’actions visant à relancer la production et la transformation du blé dans le pays.

Dirigé par le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, ce programme s’articule autour de trois axes majeurs. Il ambitionne de redynamiser la recherche, la vulgarisation et la culture durable du blé, d’améliorer la production et la compétitivité de la filière, ainsi que de structurer, financer et promouvoir la commercialisation du blé camerounais.

Actuellement, le Cameroun importe 100% de sa demande en blé, les importations de cette céréale atteignant des chiffres considérables. En 2021, le pays a importé 966 400 tonnes de blé pour une valeur de 182,5 milliards de Fcfa, représentant 4,7 % des dépenses totales d’importation. L’année suivante, bien que le volume d’importation ait légèrement diminué, les coûts ont augmenté, atteignant 920 400 tonnes pour une valeur de 260,7 milliards de Fcfa. Cette situation, accentuée par la crise russo-ukrainienne, a eu un impact direct sur les prix de la farine de blé et du pain sur le marché local, entraînant une hausse notable.

Le gouvernement, conscient des enjeux économiques et alimentaires liés à cette dépendance excessive vis-à-vis des importations, a alloué d’importants investissements pour renforcer la production locale de blé. Cela inclut notamment une subvention de 10,3 milliards de Fcfa à l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (Irad), représentant un tiers du budget total alloué aux céréales pour l’année 2023.

En outre, face à la perspective d’une production locale de blé moins rentable en raison de l’absence de taxes, le ministère de l’Agriculture a évoqué la possibilité de produire des farines panifiées à base de matières premières locales (manioc, patates douces, plantain) afin de réduire significativement les importations de blé.

Ce plan de développement de la filière blé vise donc à réduire la dépendance du Cameroun vis-à-vis des importations de cette céréale, tout en stimulant la production nationale et en favorisant l’autosuffisance alimentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi