Son bureau a été fermé le 12 août juste après l’annonce de son décès. Toutefois, les collaborateurs de l’administrateur civil principal portent le deuil tout en assurant la continuité du service public.
Au lendemain de la mort du Préfet du département du Mfoundi, Jean Claude Tsila, la préfecture a ouvert ses portes aux usagers. Mine triste, accoutrement noir, les collaborateurs du défunt portent le deuil devant les couleurs nationales flottantes ; signe d’un hommage de la nation au disparu. Ce 13 août 2020, les bancs publics installés en face de cette grande bâtisse comptaient plus d’occupants que d’habitude. « Waaaa le Préfet là est parti. L’homme fort du Mfoundi. Il était vraiment très calme ce monsieur », témoigne une dame.
Une fois à l’intérieur, c’est un calme plat qui règne. Ce silence est entrecoupé de temps en temps par le grincement de la porte provenant du dernier niveau de l’immeuble. Les couloirs sont vides. Non loin du service de renseignement, le portrait du disparu accueille tout arrivant. Un monsieur bien assis à ce niveau, nous renseigne. « Le bureau du Premier adjoint préfectoral est au dernier niveau, porte 203.» Essomba Minkoulou Pie Claude, l’administrateur civil était occupé. En face de lui, des usagers venus pour des services divers. Pas de déclaration possible en ce temps lourd. Chacun s’en remet à la hiérarchie. Au fond du couloir, le constat est frappant. Le cabinet du Préfet est scellé. Les canapés installés au niveau de la salle d’attente sont vides. « C’est ici que les usagers attendaient d’être reçus par le Préfet. Parfois à cette heure de la journée, il y avait plusieurs personnes », nous confie un usager.
Le paillasson de couleur verte qui vous reçoit avec un « Welcome » chaleureux devant le cabinet du Préfet a perdu son sens devant une porte fermée. Le patron a pris le chemin du non- retour. Décédé à l’âge de 64 ans, Jean Claude Tsila a été de tous les combats. L’administrateur civil principal était en gagé dans la campagne de déguerpissement des commerçants au niveau du centre-ville de la capitale. Un combat qu’il laisse au bout du chemin. Il a œuvré de son vivant à ramener de l’ordre et à travailler pour l’instauration d’une journée de propriété au marché Mokolo. Sur le plan sécuritaire, il aura contribué à la lutte contre l’insécurité et le grand banditisme dans son territoire de commandement. Jean Claude Tsila » a passé 10 ans à la tête du Mfoundi. C’est le 11ème préfet qu’aura connu ce département.







