Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya est revenue sur les incidents survenus dans cette ville depuis l’incendie ayant endommagé la porte d’entrée de la cité des arts lors d’une conférence de presse le 5 décembre.
« ..Je dois écrire aux Nations unies pour leur dire que ma vie est en danger ». Ces propos sont de Patricia Tomaïno Ndam Njoya. Le maire de la commune de Foumban, lors d’une rencontre avec la presse le samedi’05 décembre. Elle est revenue sur le climat conflictuel existant entre elle et le sultan à la suite de l’incendie du 29 novembre dernier qui a détérioré la porte d’entrée à la cité des arts.
En effet, après l’incendie qui a endommagé ce monument culturel, les travaux de réfection ont été immédiatement engagés par le sultan Ibrahim Mbombo Njoya des Bamoun. Pourtant, selon les explications du chef de l’exécutif communal, le sultan n’a en aucun cas respecté les dispositions de la loi, qui confère ce patrimoine à la commune. Se référant aux dispositions du code général des collectivités territoriales décentralisées et de la loi régissant le patrimoine matériel et immatériel, elle va faire savoir au public que les travaux de réhabilitation de ce monument ne sont pas du ressort du sultanat. Une mise en demeure a été servie en invitant à faire exécuter. Malheureusement, les travaux vont se poursuivre sous la présence effective du sultap appuyé par les forces de maintien de l’ordre et de sécurité.
Au cours de cette conférence de presse, la présidente nationale de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) a tenu à rappeler les dispositions de l’article 6 de la loi sur le régime de propriété du patrimoine culturel. « Les biens culturels appartiennent soit à l’État et aux collectivités publiques, soit aux particuliers. Les biens culturels appartenant à l’État et aux collectivités publiques sont ceux : créés ou produits sous l’initiative d’une administration ou institution publique.
Les biens culturels appartenant à des particuliers sont ceux : issus de leur génie individuel ou collectif, produits de manifestations sociales et de créations individuelles collectives. Les particuliers ci-dessus sont constitués- des personnes physiques ou morales de droit privés », a-t-elle repris. Selon ses déclarations, . sa descente sur le terrain dans le but de sonner l’arrêt des travaux n’a pas porté les fruits. Mais, face aux éléments du sultan, son véhicule en a subi un coup sans oublier des propos discourtois.
Patricia Tomaïno Ndam Njoya dit avoir écrit au procureur, au Délégué général à la sûreté nationale et aux autorités afin de bénéficier de cette règlementation, en vigueur mais aussi de les mettre au courant de cette réalité qui dure depuis des décennies. Jusqu’ici, cette demande est restée lettre morte. Face à ce climat conflictuel qui s’accentue, cette femme politique s’interroge : « Est-ce qu’en deux ans, il sera possible de vider les différents contentieux existant entre elle et le préfet et le sultan ? Doit-on passer son mandat à écrire des correspondances rarement prises en compte ? Quel but vise donc-ceux qui nous gouvernent ? Doivent-ils toujours attendre l’enlisement de la situation avant de répondre ? Aujourd’hui, en tant que maire, je dois prendre mes responsabilités en main », s’est-elle engagée à faire respecter les lois et règlements qui régissent la République.
source : Le Jour n°3313







