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Escalade de la violence dans les régions anglophones du Cameroun : une vague d’assassinats

Limbé

Les régions anglophones du Cameroun, à savoir le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, sont de nouveau en proie à une montée de la violence. Depuis le début du mois de mai 2024, plus d’une dizaine de personnes ont été assassinées par des combattants séparatistes, aggravant une crise socio-politique qui paralyse la région depuis des années.

La nuit du 15 mai 2024, à Bambui, dans la région du Nord-Ouest, quatre personnes ont été tuées lors de l’attaque d’un débit de boisson. Parmi les victimes, on dénombre deux hommes en tenue, la tenancière de l’établissement et une femme venue effectuer une transaction financière. Cet acte a été attribué à un membre du mouvement séparatiste, qui lutte pour la sécession du Cameroun.

Quelques jours auparavant, le 10 mai 2024, six gendarmes ont été tués dans une attaque à Eyomujock, une commune du département de la Manyu, dans la région du Sud-Ouest. Les gendarmes, en patrouille à bord d’une voiture banalisée suite à une alerte, sont tombés dans une embuscade tendue par des combattants séparatistes.

Le 20 mai, jour de la célébration de la Fête de l’Unité, le maire de Belo, Ngong Innocent, un conseiller municipal et un inspecteur de l’éducation de base ont également été victimes d’une embuscade mortelle. En route pour assister au défilé du 20 mai, ils ont été attaqués par des séparatistes. Leur assassinat a été vigoureusement condamné par des groupes de défense des droits humains, notamment le Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique. Ce dernier a qualifié cet acte de « barbarie » et a rappelé l’importance de protéger les civils en zone de conflit, soulignant que ces assassinats violent les normes internationales relatives aux droits humains.

Les violences dans les régions anglophones du Cameroun, qui ont débuté en 2016, ont considérablement perturbé la vie quotidienne des habitants et paralysé de nombreux secteurs d’activité. La situation semble empirer, avec une intensification des attaques et des assassinats ciblés. La communauté internationale et les autorités camerounaises sont appelées à redoubler d’efforts pour trouver une solution durable à cette crise qui continue de faire des victimes innocentes et de semer la terreur parmi la population.

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