Les habitants de Jakiri, dans le département de Bui, sont sous le choc après le meurtre de Tizih Mercy, enseignante au lycée bilingue public de Jakiri. Elle avait été enlevée la semaine dernière à son domicile par des hommes armés.
Selon des sources locales, les ravisseurs l’ont emmenée dans un lieu inconnu. Le lendemain de son enlèvement, ils ont contacté sa famille et exigé une rançon de plus de 20 millions de francs CFA pour sa libération.
Malgré les efforts de ses proches et des membres de la communauté pour obtenir sa libération, Tizih Mercy a été tuée pendant sa captivité. Son corps a ensuite été retrouvé abandonné le long de la route Jakiri-Wainamah, provoquant l’indignation et une profonde tristesse au sein de la communauté.
Ses collègues décrivent la défunte comme une enseignante dévouée et travailleuse, passionnée par ses élèves et son métier. La nouvelle de sa mort a semé la peur à Jakiri, en particulier parmi les enseignants et les autres fonctionnaires qui se sentent désormais de plus en plus en danger.
Ce meurtre vient s’ajouter aux inquiétudes croissantes concernant l’insécurité dans certaines parties du Nord-Ouest, où les enlèvements contre rançon continuent de menacer la vie des civils et de perturber les activités sociales et éducatives.
De nombreux enseignants et autres fonctionnaires ont été tués depuis le début de la crise anglophone, et plus d’une centaine de personnes ont été enlevées, une rançon considérable ayant été versée.







