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Confinement: occuper les enfants devient un challenge

Pas de sorties, ni de visites. Les parents ont changé leurs habitudes quotidiennes pour se protéger et mettre leurs familles en sécurité.

Les mesures restrictives durent depuis plusieurs semaines déjà. Mais les familles ont du mal à s’y faire, elles qui ont du mal à occuper leurs enfants en bas âge et les adolescents.

S’il est facile de se rabattre sur les livres, cahiers et « L’école à la télé » sur la CRTV en matinée, le reste de la journée n’est pas aisé à meubler pour plusieurs.

D’aucuns ont opté pour des solutions de facilité : e-Learning, projection de films et documentaires, divertissements sur tablettes éducatives, jeux vidéo sur PlayStation, du sport à domicile, entre autres, pour passer le temps.

« Je fais désormais les sauts à la corde et le basketball tous les soirs avec mes enfants, question de les aider à diminuer le stress », assure Simon Ela, parent.

Si cette gestion du confinement s’avère plus aisée dans les familles à fratries nombreuses, la journée semble être plus longue dans les maisons où il n’y a qu’un seul enfant. Ici, certains parents éprouvent de la peine à trouver des astuces adéquates pour occuper l’enfant.

« J’ai un seul enfant chez moi, un garçon de neuf ans. li a de la peine à jouer seul, et moi, occupée avec les travaux ménagers, je ne peux pas être à ses côtés à tout moment », avoue Sandrine Abega, une mère de famille. Conséquence, son fils dort désormais plus en journée, en l’absence de compagnons de jeux étant donné qu’il ne peut passer tout son temps devant la télé.

La surveillance des enfants constitue un autre sujet de préoccupation par les temps qui courent, surtout pour les parents qui continuent de travailler à l’extérieur. Heureusement, l’émergence du digital offre d’infinies possibilités. Les caméras de surveillance jouent désormais un rôle important dans le suivi à distance des enfants. C’est l’une des nouvelles méthodes adoptées par certains parents.

C’est le cas de Victor Toudou, qui réside avec sa famille au quartier Tsinga à Yaoundé. Alors qu’il passe sa journée au travail, et que les domestiques ont momentanément arrêté de venir, ce père de famille a opté pour des caméras de surveillance connectées à son téléphone portable afin de garder un œil sur ses enfants. Au salon, William T est concentré sur ses cahiers.

Il n’est pas encadré par un répétiteur, mais son sérieux est perceptible. « Parce que je ne peux pas être là en permanence pour les surveiller, j’ai installé ce dispositif pour me rassurer que les enfants respectent effectivement le planning d’étude que j’ai conçu pour eux. », assure Victor Toudou.

Source: Cameroon Tribune

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