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Cameroun-covid-19 : un prêtre catholique informe qu’il y a plus de malades que les chiffres officiels

C’est du moins l’avis de Mgr Paul Nyaga. L’ancien vicaire général de l’archidiocèse de Douala, fait cette révélation dans un audio qui circule sur les réseaux sociaux.

Mgr Paul Nyaga, curé de la paroisse Saint Paul de nylon à Douala capitale économique du Cameroun, parle des malades du coronavirus. Dans un audio qui fait le tour de la toile camerounaise, il informe qu’avec l’annonce de Mgr Samuel Kleda de posséder une potion magique pour le coronavirus un il a une grande affluence au sein de son presbytère. « Il se passe que nous ne respirons plus. Parce-que beaucoup de patient viennent ici au niveau de l’église, au niveau du presbytère », clame ce dernier dans l’audio.

« Les gens viennent de partout, ils viennent de Bafoussam de Yaoundé. Pas seulement de Douala. Parce-que la nouvelle est allée jusqu’au monde entier. Ce n’est pas simplement le Cameroun. C’est vraiment une situation difficile. Alors la nouvelle décision c’est que les patients doivent aller dans nos centres de santé à savoir : notre Dame de l’amour de Logpom, Sainte Albert de Bonaberi et Saint-Paul ici à Nylon. Mais ils viennent déjà avec leurs tests et là, s’il y’a des huiles les médecins pourront les leur donner. Mais ça demande aussi beaucoup de travail pour l’archevêque », confesse alors celui-ci.

Les médecins n’ont pas l’équipement

Plus loin, il fait des révélations, « je vous dis que le monde que je vois, c’est la preuve qu’il y’a plus de malades que ce qu’on ose dire à la télévision. Il y’a plus de malades. Ma crainte c’est qu’il y ait plus de contamination, parce-que ces malades se promènent. Comme les mouches volent là. C’est comme ça qu’ils se promènent », craint l’homme de Dieu.

Par la suite il jette une vue panoramique sur la situation. « On a des structures où il n’y a pas de prise en charge. Nous avons des structures dans cette ville de Douala où même les médecins ne sont pas pris en charge, ils sont exposés. Même la simple chloroquine il n’y a pas dans certaines structures. Que dire même des tests? Il n’y en a pas. Les médecins n’ont pas l’équipement qu’il faut pour se protéger avant de recevoir ces personnes ».

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