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Assassinat de Martinez Zogo : ouvrira-t-on une enquête sur Amougou Belinga ?

Martinez Zogo voulait secouer le cocotier. Il l’a fait à sa manière en rendant public un ensemble de documents récoltés lors des enquêtes sur les malversations financières. Sous le prétexte des marchés publics, un homme s’est enrichi terriblement et en aurait rendu la pareille aux politiciens qui l’ont aider à rapidement gravir les échelons.

Au sortir de la lecture de cette lettre qu’il a adressé à la Présidente de la Cour d’Appel du Centre basé à Yaoundé, l’on se rend compte que deux ou trois personnes avaient intérêt à ce que Martinez Zogo arrête de parler.

Ocamer.com vous présente cette lettre:

NOTE D’INFORMATION

A/S

DES DETOURNEMENTS DE DENIERS PUBLICS

Madame la Présidente de la Cour d’appel du Centre

J’ai l’honneur de porter à votre très haute attention les éléments d’informations d’une extrême gravité concernant les largesses financières tirées des chapitres 65, 57 et 94 octroyées à M. JEAN PIERRE AMOUGOU BELINGA, Président Directeur Général du Groupe l’ANECDOTE au titre de livraisons de biens et divers services à l’Etat.

En effet, les investigations menées auprès des services compétents du Ministère des finances ainsi que des banques ont révélé que M. JEAN PIERRE AMOUGOU BELINGA, a bénéficié à travers plusieurs sociétés écran inconnues de l’administration fiscale à savoir ETS AFRICA EXPRESS, TRADING SERVICES, TOUR D’HORIZON, ETS NKOUM, ETS TLS, ETS LE CREDIT, ETS LE PROGRES, ETS RANGERS SECURITY, d’importants paiements du Trésor public évalués à 46 milliards de FCFA sur la période de 2013 à 2021 (Détail ci-joint).

L’analyse desdits paiements laissent apparaître qu’ils ont été engagés sur les chapitres budgétaires 65, 94 et 57 ainsi qu’il suit :

  • Chapitre 65: 21 milliards;
  • Chapitre 57: 17,3 milliards;
  • Chapitre 94: 8,5 milliards.

Ces paiements ont été effectués via le compte bancaire No 0000101715381001 34 appartenant à la REGIONALE D’EPARGNE ET DE CREDIT et 10005 00010 05817231001 73 appartenant à VISION FINANCES, inscrits dans les livres de la société AFRILAND FIRST BANK, au profit des sociétés sus nommées.

Aussi, des recherches menées auprès des diverses Cellules d’enregistrement des marchés de la Direction Générale Impôts, il ressort qu’aucune copie des marchés en cause n’existe, tant pour ce qui concerne les lettres Commande que les bons de commande administratif. D’où un manque à gagner en terme de droits d’enregistrement estimé à 1.9 milliards

Ce qui laisse subodorer par ailleurs qu’il s’agirait pour la plupart de marchés fictifs. Bien plus, des informations recoupées auprès de la Direction de la Sécurité Présidentielle structure << bénéficiaire » desdits marchés, il ressort que le responsable en charge de ladite structure ne les reconnaitrait pas.

Il conviendrait d’ailleurs de vérifier auprès de la Direction générale du budget l’existence des dossiers physiques desdits marchés en vue de s’assurer de la régularité de la procédure de la dépense publique dans le cadre de l’attribution desdits marchés.

Il a également bénéficié à travers la société AGENCE FORESTIERE DU CAMEROUN (AFC) du paiement d’un montant de 8 milliards de FCFA au titre des frais de condamnation de l’Etat du Cameroun dans le cadre d’un contentieux qui l’aurait opposé à ladite société. Or, les recherches menées auprès des juridictions n’ont pas permis d’établir l’existence d’un tel contentieux encore moins d’une décision de justice y afférente.

Le paiement de cette somme a également été effectué via le compte bancaire N°10005 000100581723100173 appartenant à la société VISION FINANCES SARL logé à AFRILAND FIRSTBANK, pour le compte de la société AGENCE FORESTIERE DU CAMEROUN.

Par ailleurs, des informations obtenues de l’administration fiscale, il ressort que ces transactions globalement évaluées 46 milliards de FCFA et qui du reste représentent une infime partie des sommes perçues du TRESOR PUBLIC par M. JEAN PIERRE AMOUGOU BELINGA à travers ses diverses sociétés n’ont pas été déclarées au fisc. D’où les redressements fiscaux dont il a fait l’objet, malheureusement annulés par le MINFI

Au regard de la gravité des faits sus rapportés et compte tenu des contraintes sécuritaires, sanitaires, sociales auxquelles l’Etat du Cameroun est confronté aujourd’hui, nécessitant une mobilisation de ressources accrue, il y’a lieu d’ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités des différents acteurs ayant participé à ces opérations de détournement massifs de deniers publics.

Madame la Présidente de la Cour d’appel du Centre, peuple camerounais reste à soif de cette justice

Documents joints:

  • Liste des bons d’engagement de 2013 à 2021
  • Copies des détails de virements bancaires

Copies :

  • SECRETARIAT GENERAL DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
  • SERVICES PREMIER MINISTRE
  • CONSUPE
  • CONAC
  • ANIF
  • COUR SUPREME
  • TRIBUNAL CRIMINEL SPECIAL
  • DGRE
  • DGSN
  • SED
  • COUR DES COMPTES
  • MEDIAS, pour large diffusion

MARTINEZ ZOGO, Journaliste d’Investigation Ianas

O Camer

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