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Son parcours sinueux à travers un paysage bucolique fait de la ligne des Centovalli une destination en soi. La « Centovallina », comme on l’appelle affectueusement au Tessin, est aussi depuis un siècle le passage le plus court entre la Suisse romande et le Tessin.

L’automne est peut-être la meilleure saison pour découvrir la ligne des Centovalli qui fête son centenaire ce samedi. Le soleil est déjà bas et fait briller chaleureusement l’orange, le jaune et le vert foncé de la forêt. Ici et là, une petite église passe devant la fenêtre du train. Et parfois, une branche d’arbre effleure le wagon, car ce petit train traverse littéralement la forêt.

Personne n’est pressé dans ces vallées silencieuses situées de l’autre côté du tunnel du Simplon, entre Domodossola, dans le Piémont italien, et Locarno (TI): ni le train qui grince dans les virages et qui gravit péniblement la première montée en direction de Creggio, ni les passagers qui ne se lassent pas du paysage, des petites maisons en pierre et des pentes d’abord arides puis de plus en plus vertes en direction de la Suisse.

52 kilomètres par monts et par vaux

La naissance de la « Centovallina » a été tout sauf simple. A l’origine, la ligne devait faire partie de la grande transversale alpine, mais la décision s’est portée sur le Gothard. La « Centovallina » a finalement quand-même été construite et reste aujourd’hui encore la liaison la plus rapide entre Berne ou la Suisse romande et le Tessin.

Avec 83 ponts et 31 tunnels sur une distance de 52 kilomètres, la ligne des Centovalli est considérée comme un chef-d’½uvre d’ingénierie. Il a tout de même fallu 25 ans entre la première idée et sa réalisation.

L’un des principaux promoteurs de cette ligne était le maire de Locarno Francesco Balli (1852-1924). L’ancien conseiller aux Etats voulait que sa ville participe à l’essor de l’hôtellerie à partir de 1875, mais un raccordement au réseau ferroviaire était pour cela nécessaire.

Certes, la société des chemins de fer du Gothard avait construit une ligne secondaire de Cadenazzo à Locarno avant même l’ouverture du tunnel. Mais l’arrière-pays du Locarnese ne pouvait guère en profiter.

« Sindaco » visionnaire

En 1892, le maire de Locarno a donc fondé l’association « Pro Locarno e Dintorni » dans le but de promouvoir le tourisme dans la région. Sept ans plus tard, le « sindaco » visionnaire déposa une demande de concession auprès de la…

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