Tiriane Balbine Noah prend officiellement les commandes du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), à l’issue de la convention extraordinaire du parti tenue ce samedi 17 octobre 2026 à Yaoundé.
Tiriane Balbine Noah est élue présidente nationale du MRC, avec un total de 1244 voix sur 1284 votants, soit 96,92 %. Cette accession à la présidence consacre l’ascension d’une responsable longtemps restée en retrait de la grande scène médiatique, mais solidement installée dans l’appareil du parti. Après avoir assuré la continuité de la direction à deux reprises, elle franchit désormais un nouveau cap en prenant les rênes de cette formation politique d’opposition.
De la conviction politique aux premières responsabilités, Tiriane Balbine Nadège Noah, originaire du département de la Mefou-et-Akono, dans la région du Centre, est diplômée en sciences politiques de l’Université de Yaoundé II et en histoire de l’Université de Yaoundé I. Avant son engagement politique, elle a travaillé dans le secteur privé, notamment comme assistante commerciale dans le bâtiment et les travaux publics, avant d’évoluer vers des fonctions commerciales, le marketing et la communication. Elle rejoint le MRC en 2018, convaincue par le projet politique de Maurice Kamto.
Lors de la convention d’avril de cette année-là, elle est élue deuxième vice-présidente nationale, un poste auquel elle est reconduite en 2023. Cette fonction la place au sein du cercle dirigeant d’un parti dont elle défend régulièrement les positions.
Son expérience à la tête du mouvement ne commence toutefois pas avec cette élection. En 2019, dans le sillage des arrestations de Maurice Kamto, de Mamadou Mota et de plusieurs cadres après les mobilisations post-électorales, Tiriane Balbine Noah assure un premier intérim de la présidence. Elle se retrouve alors en première ligne pour maintenir la mobilisation militante et porter les positions du MRC, notamment autour de la libération des responsables détenus et de la réforme du système électoral.
Elle a de nouveau été appelée à assurer l’intérim dans une autre période de transition. Désormais présidente, elle hérite d’un parti confronté à des défis de cohésion interne, de réorganisation et de préparation des prochaines échéances électorales. Son enjeu sera de transformer cette expérience de l’appareil en une direction durable, capable de maintenir la place du MRC dans le paysage politique camerounais.

