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Violence séparatiste au Cameroun : un nouveau bilan sombre dans le Sud-Ouest

Les combattants séparatistes auraient tué un commandant de brigade de gendarmerie et un officier à Akwaya, un district de la Division de Manyu, dans le Sud-Ouest du Cameroun. L’attaque contre les forces paramilitaires s’est produite jeudi soir, une semaine à peine après qu’un autre groupe séparatiste ait tendu une embuscade et tué un commandant de brigade et quatre gendarmes dans la région voisine d’Eyumojock, toujours dans Manyu.

Au total, neuf soldats camerounais ont été tués dans les régions anglophones au cours de la dernière semaine, un autre attentat séparatiste à Bambui ayant coûté la vie à deux soldats et trois civils mardi soir. Aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités du Sud-Ouest à la suite de la récente attaque à Akwaya.

Manyu, l’une des six divisions du Sud-Ouest, est connue pour abriter plusieurs groupes séparatistes dans ses vastes forêts, qui bordent la République Fédérale du Nigeria. Akwaya, où les gendarmes ont été tués, est une sous-division enclavée de Manyu, sans routes d’accès ni commodités sociales. Les transports vers la région se font soit par hélicoptère, soit par voie terrestre via le Nigeria. Cet enclavement a fait d’Akwaya un point chaud pour les milices séparatistes, qui profitent de l’isolement de la zone.

Malgré les affirmations des responsables gouvernementaux sur le retour de la paix dans les régions anglophones du Cameroun, près de sept ans après le début du conflit armé, Manyu reste un foyer de violence pour les séparatistes en quête d’indépendance. Le chef-lieu de la division, Mamfe, a été particulièrement touché par le conflit armé en cours, subissant plusieurs attaques de la part des séparatistes.

Les séparatistes ont tué le maire de la ville, Ashu Prisley Ojong, en 2020, incendié l’hôpital de district de Mamfe en 2022 et tué près de 30 civils dans le quartier d’Egbekaw en novembre 2023. Bien que des rapports fassent état d’un calme relatif revenant dans certaines zones des régions anglophones, la normalité reste une perspective lointaine, les attaques entre séparatistes et militaires continuant de faire des victimes.

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