De nouvelles accusations viennent raviver le débat sur la transparence du scrutin présidentiel camerounais tenu le 12 octobre 2025. Quelques semaines après la prestation de serment de Paul Biya, l’analyste indépendant Daniel Essissima affirme avoir mis au jour de graves irrégularités dans le décompte des voix.
Selon Daniel Essissima, analyste et observateur indépendant, « lorsque, après des investigations et des recherches, je déclare qu’ELECAM a volé 1.208.657 voix à Issa Tchiroma Bakary et aux autres candidats en faveur de Paul Biya, cela veut dire que mes affirmations sont fondées ou au minimum j’approche la vérité étant donné que je possède la majorité des procès-verbaux des 58 départements du Cameroun ».
Ces chiffres suggèrent des irrégularités à grande échelle, allant de la subtilisation de quelques milliers de voix à des manipulations massives dans certains départements. Dans le Wouri, par exemple, « ELECAM a dérobé 16.997 voix à Issa Tchiroma et des milliers à d’autres candidats », tandis que Paul Biya subissait une « défaite écrasante dans le département du Wouri, 12,41 % ».
Essissima fournit également une analyse chiffrée des vrais résultats de l’élection après correction de la fraude : « Les vrais résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 après déduction de la fraude : Issa Tchiroma Bakary 57,217 % ; Paul Biya 27,446 % ; autres candidats 15,335 % ».
Selon lui, « pour que Paul Biya soit proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel, ELECAM a été contraint de manipuler les données en faveur de Paul Biya et de voler 1.208.657 voix, soit 26,213 % à Issa Tchiroma Bakary et aux autres candidats ». Ces détournements expliqueraient le chiffre officiel de 2.474.179 votes attribués à Biya, qui, une fois rectifié, tombe à 1.265.522 votes effectifs.
Le détail du vol de voix met en lumière l’ampleur de la fraude : « ELECAM a volé 837.113 voix à Issa Tchiroma Bakary et 371.544 voix aux autres candidats ; ce qui fait un total de 1.208.657 voix ». Ces révélations soulèvent des questions sérieuses sur l’intégrité du processus électoral et la légitimité des institutions camerounaises chargées de superviser les scrutins.
Face à ces allégations, la société civile et les observateurs internationaux appellent à des enquêtes indépendantes pour clarifier la situation. Si ces accusations se confirment, elles pourraient marquer un tournant majeur dans la confiance des citoyens envers la démocratie au Cameroun et affecter durablement la crédibilité des prochaines élections.
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