Bertin Kisob : détenu à Kondengui, le leader du CPSJ perd sa mère après neuf ans de maladie à Bamenda

Cameroun Actuel
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La mère de Bertin Kisob, président du Cameroon Party for Social Justice (CPSJ), est décédée à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, selon un communiqué de sa formation politique daté du 28 octobre 2026. Le responsable politique, détenu à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé depuis 2017 dans le contexte de la crise anglophone, ne peut ainsi accompagner sa famille dans cette période de deuil.

D’après le communiqué du CPSJ, la mère de Bertin Kisob est décédée dans la nuit précédant l’annonce, des suites d’une maladie. La formation politique établit un lien entre la dégradation de son état de santé et l’arrestation de son fils, survenue en 2017.

Selon le récit rapporté par le parti, elle aurait été victime d’un premier malaise le jour où les forces de sécurité ont interpellé Bertin Kisob à son domicile avant son transfert à la prison centrale de Kondengui. Elle n’aurait ensuite jamais retrouvé pleinement la santé.

Le CPSJ décrit neuf années de souffrance et d’inquiétude pour cette mère, qui aurait régulièrement vécu dans l’attente de nouvelles de son fils détenu à Yaoundé. Ces éléments n’ont toutefois pas été confirmés de manière indépendante par la rédaction de Cameroun Actuel.

Lire le communiqué du Cameroon Party for Social Justice :

BERTIN KISOB ANNONCE LE DÉCÈS DE SA MÈRE À BAMENDA D’UNE MALADIE NÉE LE JOUR DE SON ARRESTATION

Le dirigeant du Cameroon Party for Social Justice, incarcéré à Kondengui dans le contexte de la crise anglophone, est en deuil. Dans un communiqué daté du 28 octobre 2026, sa formation politique annonce le décès de sa mère à Bamenda. Une mort qui n’est pas un simple fait divers familial, mais la conséquence directe d’une longue agonie commencée il y a neuf ans.

Bertin Kisob traverse une épreuve familiale alors qu’il demeure détenu à Yaoundé. Selon le communiqué diffusé le 28 octobre 2026, sa mère est décédée dans la nuit précédant l’annonce, à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, des suites d’une brève maladie qui a finalement eu raison d’elle.

Mais cette brève maladie finale n’était que le dernier épisode d’un long calvaire. Selon la famille, la maladie qui a finalement tué sa mère a commencé dès le jour de l’arrestation illégale de Bertin Kisob.

C’est en 2017, au moment où les forces de sécurité l’ont extrait de son domicile pour le conduire à Kondengui, que sa mère a fait son premier malaise. Depuis ce jour, elle n’a jamais recouvré sa pleine santé. Neuf ans d’angoisse, neuf ans d’attente devant la prison de Kondengui, neuf ans à porter le poids d’une détention que le CPSJ qualifie d’illégale et politiquement motivée. Son corps a tenu jusqu’à ce que la dernière brève maladie l’emporte.

Le texte ne précise ni son nom ni son âge. Il indique que les rassemblements traditionnels de condoléances se tiennent chaque soir au domicile familial, à Up Station, à Bamenda, dans l’attente du programme des obsèques.

Président du Cameroon Party for Social Justice — CPSJ, Bertin Kisob est une personnalité politique également présentée comme révérend pasteur. Détenu depuis 2017 dans le cadre de la crise anglophone, il a continué à porter des ambitions électorales depuis la prison de Kondengui. Sa formation politique conteste son incarcération et réclame sa libération.

Son nom a notamment marqué l’ouverture des candidatures à la présidentielle de 2025. Le 12 juillet 2025, au lendemain de la convocation du corps électoral, son dossier a été le premier reçu par Elections Cameroon. Ce dépôt, effectué au nom du CPSJ, avait remis en lumière la situation d’un responsable politique cherchant à participer à l’élection tout en étant emprisonné.

Sa candidature n’avait toutefois pas été retenue. Bertin Kisob avait alors saisi le Conseil constitutionnel de trois requêtes : l’une demandait la réhabilitation de sa candidature, une autre contestait celle de Paul Biya et la troisième visait la récusation des membres du Conseil. Ces trois requêtes avaient été déclarées irrecevables.

Son engagement électoral depuis la détention était déjà visible en 2018. À l’issue de cette présidentielle, le ministère de la Communication avait rapporté le dépôt, par Bertin Kisob, de quatorze recours contestant notamment les résultats et le fonctionnement des institutions électorales.

Dans son programme présenté pour 2025, le dirigeant défendait notamment des négociations directes et inclusives avec les responsables anglophones détenus et en exil. Il revendiquait également une orientation panafricaine et une sortie de la zone franc CFA.

Aujourd’hui, cette annonce ramène son combat pour la refondation de la nation à sa dimension la plus humaine et la plus cruelle : *une mère qui meurt après neuf ans de maladie déclenchée par l’arrestation illégale de son fils, et un fils qui apprend la mort de sa mère depuis une cellule à 400 kilomètres de Up Station.

À Bamenda, les proches se réunissent au domicile familial. La date et les modalités des funérailles restent à annoncer.Bertin Kisob : détenu à Kondengui, le leader du CPSJ perd sa mère après neuf ans de maladie à Bamenda

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