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Partenariat Acp-Ue : le Cameroun s’approprie le nouveau bail

Un atelier de sensibilisation et d’appropriation du futur accord post-Cotonou organisé par le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) à Yaoundé, au profit des acteurs locaux.

Le but de ce conclave était de présenter les contours et enjeux, en mettant en évidence son alignement avec les orientations de la boussole gouvernementale (Snd30), mais surtout d’identifier les opportunités offertes par cet accord et établir les conditions favorables à leur capitalisation.

« En accord avec les Odd et la déclaration de Paris, l’intérêt de l’atelier était double. La vulgarisation et l’appropriation du futur accord de coopération entre l’Union européenne et l’Organisation des Etats d’Afrique, des caraïbes et du pacifique (Oeacp) », a clarifié, Charles Assamba Ongodo, directeur général de la coopération et de l’intégration régionale au Minepat au sortir des échanges.

Selon les experts, le caractère limité de ses possibilités en matière de coopération financière et technique, ne doit pas seul être pris en considération. Car sa forme extrêmement libérale et ses objectifs étroitement concertés avec les pays bénéficiaires, en font un instrument dont le Cameroun peut conserver la maîtrise, tout au moins quant à la finalité.

Par-là l’œuvre entreprise répond sans doute au souci du pays, de pouvoir intégrer les apports extérieurs dans la perspective de développement qu’il a lui- même tracée. A cet égard, le « ballon » est donc aujourd’hui dans le camp du Cameroun. Mais la médaille a son revers, l’efficacité des conditions communautaires étant, dès lors, étroitement liée à l’efficience de la politique nationale du pays.

Car voici désormais les responsables de cette politique contraints à l’efficience s’ils veulent démontrer la lucidité de leur diagnostic et la validité de leur action en faveur du développement et, dans le même temps, se disculper de visées néocoloniales.

Nouvel ordre économique mondial

Rappelons que, l’accord post-Cotonou, paraphé en avril 2021, fixe pour les 20 prochaines années, le cadre de coopération entre l’Union européenne et l’Oeacp. Il est constitué d’un « socle commun » exposant les valeurs et principes qui unissent les deux parties et précise les domaines stratégiques (développement humain et social ; paix et sécurité ; coopération internationale, croissance économique inclusif et durable…) au sein desquels celles-ci ont l’intention de collaborer. Pour en revenir, en fin de compte, à la question initiale portant sur le tribut que la convention est susceptible d’apporter à un nouvel ordre économique mondial, il s’avère indispensable de nuancer la réponse selon le point de vue envisagé.

Si le bilan des conventions de Yaoundé en ordre principal est peu encourageant au niveau des résultats acquis, le traité post- Cotonou selon les analystes apparait cependant comme la seule voie actuellement offerte à un groupe de pays en voie de développement pour dépasser le stade des plateformes uniquement verbales et entrer dans le domaine de l’action concertée à la fois entre eux et avec les autres.

Le Messager

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