Le politologue Mathias Eric Owona Nguini voit dans les démissions d’Issa Tchiroma et Bello Bouba Maigari de mauvais signaux pour le futur de la démocratie.
Le Pr Mathias Eric Owona Nguini ne croit pas à la sincérité des leaders du FSNC et de l’UNDP qui ont décidé de se séparer de leur allié le Rdpc. Pour lui, il ne saurait se mettre hors du bilan du régime en place.
« Bello Bouba et Issa Tchiroma ne peuvent pas s’exclure des périodes au cours desquelles ils ont été associés au mécanisme gouvernant. Tout ceci est la manifestation de vieilles tendances politiques qui existent dans l’espace politique camerounais depuis 1950. Pour le futur de la démocratie camerounaise, ce sont de très mauvais signaux.
Il s’agit d’abord d’une politique d’abord basée sur le prophétisme et le messianisme, dont on a déjà vu une expression avec un parti politique que monsieur Elimbi Lobe aime beaucoup, le MRC. Il s’agit ensuite de la politique des équations politico-clientélistes, » a-t-il déclaré lors de l’émission dominicale Libre Expression d’Infos Tv.
Issa Tchiroma Bakary a justifié sa rupture avec le RDPC comme une prise de conscience née du trop plein de souffrances du peuple. Il l’a expliqué par le constat selon lequel les intérêts collectifs ont été sacrifiés pour un individu. Et c’est en cela qu’il souhaite changer les choses.
« Aujourd’hui, la situation de notre peuple est grave. Notre peuple est à bout. Il étouffe. Il souffre. Il attend. Il espère. Et si nous voulons honorer le sacrifice des pères fondateurs, alors c’est à notre tour de nous hisser au-dessus des intérêts particuliers. De faire preuve de transcendance. D’unir nos forces. Car le péril est là : celui d’un régime à bout de souffle, qui entraîne la Nation vers un effondrement aussi prévisible qu’inacceptable », a-t-il écrit dans sa lettre adressée aux Camerounais.
Pour ce qui est de Bello Bouba Maigari, il est dit que sa candidature déclarée à l’élection présidentielle de 2025 est une réponse aux appels de la base de son parti.
« Avec l’approbation de l’organe compétent, le Comité central, j’ai accepté d’être candidat à la prochaine élection présidentielle en octobre 2025 », a-t-il déclaré lors du congrès ordinaire de son parti tenu le samedi 28 juin 2025 au Palais des congrès de Yaoundé.







