L’économiste Dieudonné Essomba explique la séparation entre Issa Tchiroma Bakary, Bello Bouba Maigari et le régime par un non-respect d’un élément du contrat qui les liait.
Dieudonné Essomba, le consultant permanent de l’émission dominicale « Club d’élites » de Vision 4, a une explication qui semble singulière sur la fin de l’alliance entre les partis de l’opposition FSNC d’Issa Tchiroma Bakary et l’Undp de Bello Bouba Maigari avec le parti au pouvoir le RDPC. Au cours de l’émission de ce 29 juin 2025, il a indiqué que la cause de la séparation, c’est le non-respect d’un élément du contrat qui les liait à la formation politique au pouvoir.
« Bello Bouba et Issa Tchiroma ont décidé de soutenir quelqu’un qu’ils voyaient, quelqu’un qui assumait ses actes, avec qui ils pouvaient discuter. Mais cette personne, pour des raisons peut-être liées à l’âge ou à la maladie, est aujourd’hui très en retrait, et d’autres personnes gèrent en son nom à travers les hautes instructions. Comment voulez-vous que des hommes normaux acceptent ce genre de situation ? La continuité ne signifie pas que celui avec qui j’ai signé des accords se mette en retrait, pendant que je vois des ombres noires, obscures, qui circulent, qui prennent des décisions… Et je n’ai même pas la possibilité d’aller demander à mon partenaire ce qui se passe. Si les ministres Bello Bouba et Issa Tchiroma se plaignent, cela signifie qu’un élément de leur contrat a été rompu : la capacité d’aller réclamer », a-t-il déclaré.
Souleymane Karamoko, militant du FSNC, qui a partagé le même plateau que l’économiste Dieudonné Essomba, a laissé entendre que la rupture actuelle entre le leader de leur parti, celui de l’UNDP, est le résultat d’un constat démontrant que rien ne va actuellement au pays.
« Depuis 2020, nous, les acteurs politiques – notamment certains jeunes –, nous nous sommes regroupés pour analyser la situation et apporter des solutions aux problèmes du Cameroun. Nous avons alors demandé aux présidents de l’UNDP et du FSNC d’apporter leur soutien au président Biya, et même au RDPC. Leur rupture actuelle n’est que le résultat d’un processus engagé depuis 2020. S’agissant particulièrement du ministre Issa Tchiroma, il servait la République, pas un homme en particulier. […] À l’heure actuelle, nous constatons que tout ne va pas bien. […] Le ministre Issa Tchiroma Bakary, lorsqu’il était à la tête de la Communication gouvernementale, faisait son travail. Il ne faisait pas dans le griotisme. Bello Bouba et Issa Tchiroma ont voulu apporter des solutions spécifiques, mais ils ont été confrontés à certains blocages venant du gouvernement porté par le RDPC. Et à ce niveau, il fallait absolument une rupture. Parce que toutes les politiques qu’ils essayaient de mettre en place pour les Camerounais… », explique-t-il.







