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Nord Cameroun : le sac de maïs chute de 17 000 à 8 000 FCFA, l’économie paysanne vacille

Dans le nord du Cameroun, la saison agricole a viré au cauchemar. Le maïs, aliment de base et principale source de revenus ruraux, est devenu quasiment invendable sur les marchés.

En un an seulement, le prix du sac s’est effondré, passant d’environ 17 000 francs CFA à 8 000-10 000 francs. Cette chute brutale asphyxie les producteurs, déjà fragilisés par les aléas climatiques. Nombre d’agriculteurs attendent une aide gouvernementale pour améliorer leurs conditions de travail, déjà paralysées.

Changement climatique : un double fardeau

Face à des sécheresses prolongées et à des sols appauvris, les agriculteurs produisent au prix de lourds sacrifices, sans aucune garantie de récoltes stables ni de revenus décents. Le coût des intrants explose, tandis que les rendements restent incertains.

Des agriculteurs dos au mur

Les coûts de production s’envolent, des engrais à la main-d’œuvre, tandis que les intrants sont rares et inaccessibles aux petits exploitants. Les agriculteurs manquent de soutien technique pour s’adapter aux nouvelles réalités climatiques, à quoi s’ajoute la désorganisation du marché, sans prix plancher ni protection pour les producteurs.

Le manque criant de capacités de stockage a également contraint les agriculteurs à vendre précipitamment à des prix dérisoires, tandis que les dettes agricoles s’accumulent, menaçant la survie des exploitations familiales.

L’urgence est totale

Dans les villages, la colère et le découragement gagnent du terrain. Les agriculteurs du Nord tirent la sonnette d’alarme : sans mesures fortes pour réguler les prix, réduire le coût des intrants et soutenir l’adaptation au changement climatique, le monde rural tout entier risque d’asphyxie. Le maïs ne nourrit plus ses producteurs, et la crise agricole s’installe durablement.

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