Dans une révélation qui secoue le paysage politique camerounais, Fridolin Nke, soutien de Paul Biya, a admis publiquement avoir orchestré des manipulations massives lors de la présidentielle d’octobre 2025.
Bourrage d’urnes, falsification des résultats et interventions systématiques, tout y passe. Selon ses propres mots, « il y a trop de faux qu’on a fait pour qu’on arrive à nos histoires de 50% machin ».
Cette confession n’est pas un hasard. Elle confirme ce que beaucoup soupçonnent depuis des décennies: Paul Biya n’a jamais été élu au Cameroun sans recourir à la fraude. Ce système de manipulation, utilisé pour prolonger un pouvoir déjà hors du temps, est devenu une marque de fabrique du régime. Rien de nouveau sous le soleil de Yaoundé.
Mais la présidentielle 2025 marque un tournant. Issa Tchiroma Bakary, véritable vainqueur de l’élection, détient désormais la légitimité incontestable que nul ne peut contester, pas même Élections Cameroon (Elecam).
Sa victoire, refusée par le Conseil constitutionnel, ne résulte d’aucune manipulation et repose uniquement sur le suffrage des Camerounais. Fridolin Nke, en reconnaissant les manœuvres du camp présidentiel, révèle que le score officiel de Paul Biya n’a jamais reflété la réalité.
Cette admission jette une lumière crue sur la nécessité de restaurer la confiance dans les institutions électorales du pays. Pour la énième fois, un acteur interne au système reconnaît que la fraude n’était pas un incident isolé mais un instrument structurel du maintien au pouvoir de Biya.
Les Camerounais peuvent désormais affirmer avec certitude que leur choix pour Issa Tchiroma Bakary lors de la présidentielle 2015 n’a jamais été contesté, et que sa légitimité est totale.
L’enjeu est immense : comment reconstruire un système démocratique après des décennies de manipulations systématiques ? Les yeux sont désormais tournés vers le nouveau président légitimement élu et son équipe, avec l’espoir que le Cameroun entame enfin une ère où le suffrage populaire prime sur les stratégies de fraude.
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