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L’électricité du barrage de de Memve’ele vendue au noir (?)

Plus de deux ans après la réorganisation d’Edc, aucune convention n’encadre la gestion de l’énergie électrique produite par cette centrale.

Du 12 au 16 novembre dernier, l’on a assisté aux travaux de raccordement de la centrale hydroélectrique de Memve’ele au Réseau interconnecté sud (Ris) d’Eneo. Une étape importante de ia longue marche vers l’évacuation totale du déficit énergétique au Cameroun, notamment dans la zone couverte par le Ris, à savoir les régions du Centre, du Sud, du Littoral, de l’Ouest, du Nord- ouest et du Sud-Ouest.

En principe, selon les prévisions d’Eneo relayées en son temps par les autorités gouvernementales, à terme, cette centrale devrait produire 211Mw d’électricité. Une énergie que commercialise Electricity développement corporation (Edc) à Eneo, pour le compte de l’Etat du Cameroun. Et ce depuis la mise en service partielle de l’ouvrage le 14 avril 2019.

Mais ce sont des opérations qui se déroulent dans un flou total, tant les activités ne sont encadrées par aucune disposition contractuelle. Du moins au regard des textes régissant le fonctionnement , d’Edc. Les décrets présidentiels du 4 mai 2020 portant réorganisation et fonctionnement d’Edc n’ont jusqu’ici été suivis d’aucun acte du côté d’Edc.

Et pourtant les articles 33 du décret N “2022/244 du 4 mai et 184 du décret N°2022/245 du 4 mai 2020 prescrivent « une convention de concession, assortie d’un cahier de charges », dans le cadre de la gestion des relations entre Edc et sa tutelle qu’est le ministère en charge de l’énergie, ainsi qu’avec ses partenaires, notamment Eneo, rappelle « Observatoire du développement sociétal (Ods), une Ong très regardante sur les questions de transparence.

«Au bout de deux ans, aucun chronogramme précis et structuré du transfert du projet n’a été présenté, aucune mission n’a été commise auprès du Dg d’Edc en vue du contrôle et suivi dé la mise en œuvre des dispositions des décrets présidentiels», dénonce l’Ods.

En lieu et place d’un document juridique, le ministre de l’Eau et de l’énergie (Minée) s’était contenté le 8 mai 2020, d’une lettre écrite au directeur du projet d’aménagement hydroélectrique de Memve’eie, soit quatre jours après les décrets présidentiels, l’informant que « vos activités sont désormais rattachées à la compétence de la Edc ».

Depuis, Gaston Eloundou Essomba n’a plus pris aucun acte dans le sens de la régularisation de la gestion de la centrale hydroélectrique de Memve’eie. Et pourtant « le projet de convention est préparé depuis longtemps”, assure une source proche du dossier.

Entre temps, l’actualité à Edc c’est des licenciements et des recrutements, alors qu’une campagne d’assainissement avait été annoncée, pour débusque les détenteurs de «faux diplômes». Des informations crédibles laissent croire que cette situation de  » faux diplômes » justifie en partie cette crise «institutionnelle». Mais «l’Ods redoute de fortes turbulences dans un environnement dont la première urgence est la sérénité sociale». Les jours sombres s’annoncent peut-être si rien n’est fait

La Nouvelle Expression

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