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Jean-Michel Nintcheu exige une enquête parlementaire sur les résultats de la présidentielle 2025

Face à une crise post-électorale qui a déjà fait plusieurs morts et attise les inquiétudes nationales comme internationales, le député Jean-Michel Nintcheu appelle à la création urgente d’une commission d’enquête parlementaire sur la « vérité » des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025 et sur la répression violente des manifestations qui ont suivi.

Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, l’élu estime que le Parlement ne peut plus se permettre le silence, au risque de laisser le pays glisser vers une nouvelle phase d’instabilité majeure.

Pour Nintcheu, la crise actuelle n’est pas un accident, mais la conséquence directe d’un processus électoral « volontairement provoqué », où les institutions en charge (justice, ELECAM, Conseil constitutionnel, ainsi que le ministère de l’Administration territoriale) auraient ignoré avertissements et signaux d’alerte.

La proclamation de Paul Biya comme vainqueur a agi comme un catalyseur, déclenchant des manifestations violemment dispersées. Si le gouvernement minimise le nombre de victimes, des avocats, des ONG locales et internationales, et même l’ONU évoquent des bilans bien plus lourds, alimentant la défiance et la colère.

L’élu décrit une situation chaotique : morts par balles, blessés dont le nombre réel reste inconnu, destructions de biens, arrestations arbitraires présumées, accusations de tortures, existence éventuelle de milices ou de centres de détention clandestins. Il souligne aussi l’inaction des magistrats et de la Commission nationale des droits de l’homme face aux allégations répétées d’abus.

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Pour lui, seule une enquête parlementaire indépendante peut rétablir les faits, identifier les responsabilités et éviter que la crise ne se transforme en conflit durable.

Nintcheu met enfin le Parlement face à son propre passé : celui d’avoir refusé, selon lui, une commission d’enquête lors des débuts de la crise anglophone, choix qui aurait contribué à l’enlisement d’un conflit devenu meurtrier. Cette fois, prévient-il, un nouveau refus serait « une trahison du peuple » et une menace directe pour l’unité nationale.

Son appel vise à dépasser les lignes partisanes : il enjoint chaque député à choisir la vérité plutôt que la loyauté politique, affirmant que l’avenir du Cameroun dépend d’un geste institutionnel fort et immédiat.

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