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Emmanuel Nganou Djoumessi : « les projets routiers financés par l’emprunt obligataire 2022 sont matures »

Selon le ministre des Travaux publics, aucun projet n’est budgétisé si les options techniques de réalisation ne sont pas définies et les emprises libérés.

Monsieur le ministre, dans le cadre de l’emprunt obligataire 2022, vous recevrez l’enveloppe la plus conséquente, à savoir près de 120 milliards de F CFA. Pouvez-vous nous donner des assurances quant à la maturité des projets qui sont sélectionnés ?

Les projets routiers financés par l’emprunt obligataire de 2022 sont matures. Si nous parlons des projets routiers comme ceux devant bénéficier des allocations résultant de l’emprunt obligataire, c’est qu’ils sont en cours d’exécution. Et pour qu’ils aient été contractualisés, il faut qu’on ait choisi une entreprise, etc. Il S’agit là des projets matures pour lesquels nous allons décaisser des fonds pour le paiement des prestations qui sont en cours de réalisation.

D’une manière générale, pour qu’un projet soit inscrit désormais comme projet devant bénéficier d’une allocation budgétaire, il y a un certain nombre de détails qui doivent être respectés, notamment la définition des options techniques de réalisation, la libération des emprises des travaux.

Le Comité national de la dette publique pour le cas qui nous intéresse (les projets à financements conjoints) devra se prononcer pour s’assurer que la ressource disponible ne sera pas dormante. Je voudrais donc vous rassurer que les projets routiers qui seront financés par l’emprunt obligataire 2022 sont matures, ils sont en cours , d’exécution.

Dans le cadre de cet emprunt obligataire, 15 milliards de F CFA sont affectés au Port de Kribi. Or la compétitivité de cette place portuaire est obérée par l’absence des voies d’évacuation des marchandises que ce soit le rail ou la route. La conséquence étant le développement de l’activité du cabotage. A quel horizon l’autoroute Edea-Kribi pourrait-t-elle être livrée, pour commencer à challenger ses concurrents que sont le Port-Harcourt au Nigeria ou celui de Pointe-Noire au Congo ?

La compétitivité du Port Autonome de Kribi (PAK) est une matière à forte préoccupation. Il n’y a pas que l’autoroute Edéa-Kribi, qui peut servir de voie de désenclavement ou d’accès au PAK. Il y a tout un maillage des voies de communication en cours de réalisation avec le concours de la Banque africaine de développement. En attendant l’opérationnalisation de l’autoroute Edéa-Kribi, nous avons bénéficié de ce partenaire, d’un accompagnement budgétaire qui voudra réhabiliter l’axe routier par le renforcement de sa chaussée.

Il s’agit d’un axe routier qui avait été aménagé il y a quelques années et qui prend en compte l’exploitation de ce port, le trafic qu’il génère. Aujourd’hui, le trafic a décuplé, il faut renforcer la structure de chaussée. Cela va donc se faire très rapidement, compte tenu de ce que la structuration de l’autoroute Edéa-Kribi prend un peu plus de temps, dès lors qu’il s’agit de structurer en partenariat public/privé. C’est l’occasion pour moi d’inviter les investisseurs à se manifester, le moment venu dans la structuration de ce partenariat public/privé.. ^

S’agissant de l’axe Ebolowa-Akom II-Kribi, en cours d’exécution, comment contribue-t-il à améliorer l’accès au Port de Kribi ?

L’axe Ebolowa-Akom II-Kribi est déjà dans le pipe, en cours d’exécution, et participe tout aussi à l’amélioration des accès de désenclavement de cet important ouvrage, sans oublier la voie express Lolabe-Mpand.

A quand l’entrée en service de l’autoroute Kribi-Lolabe ?

L’autoroute Kribi-Lolabe, longue de 38,5 km est achevée. Elle va entrer en opération d’ici la fin de ce mois de juin 2022. Ce qui reste attendu, c’est la définition des gabarits des véhicules qui devront absolument passer par l’autoroute et non plus par le centre urbain de Kribi, puis la définition du tarif qu’il faudra payer pour emprunter cette autoroute.

C’est une autoroute de deux fois deux voies extensibles à trois par l’intérieur, avec déjà des équipements d’exploitation qui sont pré-positionnés. Puis, il y a pour le port en eau profonde de Kribi, Bigambo-Grand Zambi, Grand Zarqbi- Kribi. La section Grand-Zambi est achevée. Celle de Bigambo-Grand-Zambi connaîtra le début des travaux pour la fin de l’année 2022. Les travaux se réaliseront en seize mois. Tels sont les efforts fournis par le gouvernement pour booster la compétitivité du Port de Kribi.

En quoi le développement infrastructurel constitue-t-il un pré-requis pour atteindre l’émergence ?

Il faut insister sur le développement infrastructure!, pour soutenir la création de richesses. Tout commence par les investisseurs, se poursuit par la route et prospère par la route. La route mérite d’être appréhendée comme participant de l’amélioration du climat des affaires. Le Cameroun a entrepris d’investir fortement dans la route pour accompagner et soutenir la croissance, pour appuyer les créateurs de richesse que sont les investisseurs.

Ce développement d’infrastructures constitue une sorte de pré-requis pour atteindre l’émergence que nous recherchons tous, étant entendu que sa segmentation décennale est bien indiquée avec pour lumière à faire valoir, les routes, l’énergie, les mesures fiscales associées aux exonérations et autres. A la vérité, en investissant dans la route, on investir dans l’avenir.

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