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Droits de l’Homme : face au Covid-19, l’Onu appelle à libérer les détenus

Une urgence pour Michelle Bachelet afin que le Covid-19 ne fasse des ravages dans les prisons souvent surpeuplées comme c’est le cas au Cameroun avec plus de 30000 personnes.

La Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), Michelle Bachelet a appelé à la libération urgente de détenus à travers le monde. Un vœu du Hauts Commissariat des Droits de l’Homme mercredi dernier, au moment où la pandémie de coronavirus ne cesse de progresser dans le monde.

Un appel pour éviter que la pandémie de Covid-19 ne fasse des “ravages” dans les prisons souvent surpeuplées. Michelle Bachelet, exhorte les gouvernements et les autorités compétentes, à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention. Il est question par exemple, de libérer les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible.

Une bonne nouvelle pour les prisons camerounaises très surpeuplées, qui comptent plus de prévenus que de détenus. Une situation selon la Commission des Droits de l’Homme au Cameroun, qui est due à deux causes, à savoir : les délais de procédures excessivement longs et l ‘inexécution des décisions de justice.

Selon les statistiques, au Cameroun en 2017, la population carcérale Camerounaise, était de 30 701 personnes. Une augmentation dans la mesure où en 2016, celle-ci était de 28 927, soit une hausse de 162 à 172 %, pour des pénitenciers dont la capacité globale est de 17 815 places. En 2013, on comptait 25 300 détenus, aujourd’hui à la hausse, soit des taux d’occupation des prisons varient de 90 % à 294 % par région.

Pour rappel, en 2015, 54 détenus avaient été libérés de la prison de Kondengui par les autorités camerounaises, ceci dans le cadre de la surpopulation carcérale. Avec les événements de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les marches blanches et autres manifestations interdites, la lutte contre boko haram, les chiffres connaissent un boum.

L’adoption, en 2014, de la loi antiterroriste permet d’élargir le spectre des motifs d’arrestation et de mises sous écrou. Des cas de détentions arbitraires, de torture et de mauvais traitements sont dénoncés. De nombreuses personnes sont arrêtées et détenues plusieurs mois sans jugement dans des camps militaires. Ces arrestations touchent même les enfants, avec certains ayant parfois seulement cinq ans.

La majorité des établissements pénitentiaires du Cameroun sont vieux et insalubres, avec les bâtiments mal aérés, l’accès à des toilettes et à l’eau est difficile. Ces mauvaises conditions d’hygiène et le difficile accès aux soins, accentués par la surpopulation, entraînent des problèmes de santé. Des établissements plus récents sont construits depuis 2011.

Source: Le Jour

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