Alors que les discussions autour de l’absence prolongée du président Paul Biya du territoire national continuent d’alimenter le débat politique au Cameroun, Denis Emilien Atangana invite les citoyens à recentrer leur attention sur les prochaines élections législatives et municipales, qu’il considère comme le véritable levier du changement institutionnel.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, le président du Front des démocrates camerounais (FDC) estime que les controverses sur la présence ou l’absence du chef de l’État détournent l’opinion des enjeux qu’il juge prioritaires. Selon lui, le pouvoir ne se limite pas au Palais de l’Unité, siège de la présidence de la République, mais s’exerce également à travers l’Assemblée nationale et les collectivités territoriales décentralisées.
« Le président Paul Biya, présent ou absent : ça change quoi ? Concentrons-nous sur les élections législatives et municipales.
La fixation sur le palais de l’unité d’Etoudi comme unique cadre où il y a le pouvoir se trouve et s’exerce a largement desservi l’opposition classique. Bon sang, il y a le pouvoir à l’Assemblée nationale. Il y a le pouvoir dans les communes. Selon le code électoral, pour être maire ou député, il faut être inscrit sur une liste électorale et avoir 23 ans.
L’urgence absolue du moment exige de se battre sur ce qui est à notre niveau et à notre portée. Ce qui est au niveau de la jeunesse camerounaise, c’est la conquête des communes et de l’Assemblée nationale. Le débat sur la présence ou l’absence du président Biya est une perte de temps. C’est un débat stérile.
Que le président Biya soit présent ou absent du Cameroun, quelqu’un peut me dire ce qui change ? Au contraire, je suis soulagé lorsque le président et son épouse sont hors du pays. Les routes respirent, les taximanes travaillent, aucune boutique n’est fermée parce que le président ou son épouse voyagent.
Denis Emilien Atangana«

