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Début des épreuves du Probatoire 2024 : un examen critiqué et controversé

Ce lundi 10 juin 2024 marque le début des épreuves écrites du Probatoire à travers le Cameroun, rassemblant 174 260 candidats répartis dans 536 sous-centres à l’échelle nationale. Tant les filières littéraires que scientifiques ont entamé la journée avec les épreuves de littérature et de langue française, marquant ainsi le coup d’envoi de cette session cruciale pour les élèves du secondaire.

L’examen du probatoire général se déroulera jusqu’au vendredi 14 juin, offrant aux candidats une série d’épreuves adaptées à leurs spécialités respectives. Les matières telles que les sciences, les mathématiques, l’histoire-géographie et d’autres disciplines viendront enrichir le programme des tests. En plus des épreuves obligatoires, les candidats auront également l’occasion de se mesurer dans des matières facultatives, leur permettant ainsi de mettre en valeur leurs compétences dans des domaines complémentaires.

Considéré comme une étape cruciale dans le parcours académique des élèves, le Probatoire représente souvent un obstacle significatif avant l’accès au baccalauréat. « Cet examen est moralement inacceptable », déclare Me Christian Ntimbane Bomo, avocat et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2025, qui promet la suppression du Probatoire s’il est élu président de la République. Selon lui, cet examen a eu un impact négatif sur la jeunesse camerounaise, conduisant à des abandons d’études et des retards dans les parcours éducatifs de nombreux jeunes prometteurs.

« Combien de jeunes ont été contraints d’abandonner leurs études en raison d’échecs répétés au Probatoire, alors même qu’ils avaient les aptitudes nécessaires pour réussir ? », interroge-t-il, mettant en lumière les conséquences psychologiques et sociales de cet examen souvent perçu comme un frein à l’ascension sociale et professionnelle.

Pour beaucoup de critiques, le Probatoire perpétue une mentalité héritée de l’époque coloniale, restreignant l’accès au diplôme de bachelier et favorisant une élite sociale au détriment de l’inclusion éducative et sociale. Alors que les épreuves se poursuivent cette semaine, l’avenir de cet examen clé dans le système éducatif camerounais reste au cœur des débats, influencé par les aspirations et les critiques de divers secteurs de la société.

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