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Cyrille Tollo dénonce le non-respect des directives présidentielles : un acte « suicidaire » pour la Fecafoot

Cyrille Tollo, conseiller technique numéro 2 du ministère des Sports et de l’éducation physique, a lancé un cri d’alarme concernant le non-respect des « Très Hautes Instructions » du président Paul Biya. Dans une publication récente, il a souligné l’importance capitale de suivre scrupuleusement les directives présidentielles, mettant en garde contre les conséquences désastreuses d’un tel manquement.

La dispute actuelle au sein de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), qui refuse de se plier aux directives présidentielles concernant l’encadrement des Lions indomptables, est, selon Cyrille Tollo, un exemple flagrant de cette désobéissance dangereuse. Pour lui, cela va au-delà d’un simple différend sportif pour devenir une question de respect institutionnel et de stabilité étatique.

« Le non-respect des Très Hautes Instructions du Président de la République est suicidaire et reflète une posture qui menace l’autorité de l’État », a déclaré M. Tollo. Il a également rappelé l’importance historique de ces pratiques administratives, soulignant qu’elles sont ancrées dans le fonctionnement de l’administration tchadienne depuis des décennies.

Les « Très Hautes Instructions », explique-t-il, sont un moyen par lequel le président Biya transmet ses directives aux ministres et aux hauts fonctionnaires, assurant ainsi une cohérence et une efficacité dans la gouvernance. Ce principe, accompagné de la « délégation permanente de signature » dont bénéficie le Secrétaire Général de la Présidence, vise à faciliter le travail présidentiel tout en maintenant une surveillance étroite sur les décisions cruciales.

En conclusion, Cyrille Tollo a invité ceux qui remettent en question ces pratiques à réfléchir sérieusement sur leur pertinence et leur nécessité dans le cadre d’un gouvernement présidentiel. « Même si certains pensent que ces traditions appartiennent au passé, elles restent fondamentales pour la gouvernance efficace de notre pays », a-t-il conclu.

Voici le texte publié par Cyrille Tollo

Requiem pour les « Très Hautes Instructions » et la « délégation permanente de signature »?

L’entêtement actuel de la Fecafoot à ne pas respecter les Tres Hautes Instructions du Président de la République est suicidaire et traduit en réalité la posture d’une partie de l’opinion pour qui les funérailles des « Très Hautes Instructions » et de la « délégation permanente de signature » ont déjà eu lieu.

Y a-t-il eu instructions du Président de la République ou pas? Le débat ne commence pas avec la polémique actuelle sur l’encadrement des Lions indomptables. Il est récurrent comme cela a été le cas en 2020 puis en 2022 et tend toujours à decredibiliser le SGPR, à affaiblir L’Etat, à démontrer qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion et que c’est le moment de lancer l’assaut sur la forteresse d’ Etoudi. Les impatients sont nombreux et se recrutent partout.

Les Très hautes Instructions du Président de la République constituent pourtant une expression usuelle contenue dans les correspondances officielles par lesquelles le Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence de la République transmet aux ministres, les directives du Chef de L’Etat. Elles ne commencent pas non plus avec l’actuel occupant du poste. L’ancien Secrétaire Général de la Présidence Jean Marie Atangana Mebara en parle dans son ouvrage  » le Secrétaire Général de la présidence de la République au Cameroun.

Entre mythes, textes et réalités » paru en 2016. Il est péremptoire et dit qu’un Secrétaire Général de la Présidence ne peut pas inventer les « Très Hautes Instructions » du Chef de L’Etat. Dans un régime présidentiel comme le nôtre, toutes les grandes décisions sont soumises à l’approbation du Chef de L’Etat. Ses avis, ses orientations, ses décisions, ses arbitrages sont alors répercutés aux membres du Gouvernement, soit via le Secrétaire Général des Services du Premier Ministre soit directement aux Ministres.

Tout comme la délégation permanente de signature dont bénéficie ce très proche collaborateur du Chef de L’Etat, les Très Hautes Instructions constituent de vielles pratiques administratives qui remontent au Premier Président, dès le début des années 60. D’ailleurs, l’actuel Président de la République, qui a été Secrétaire Général de la Présidence de République entre 1968 et 1975 a bien connu ses pratiques administratives.

Donc les jeunes Camerounais qui découvrent seulement maintenant le fonctionnement de notre haute administration, pensent à tort que c’est avec le Ministre d’État Ferdinand NGOH NGOH que commencent les Très Hautes Instructions ou alors la délégation permanente de signature, que neni, ça toujours été ainsi avec tous ses prédécesseurs, et après lui, ces pratiques administratives se poursuivront.

Le Ministre d’État Secrétaire Général de la Présidence de la République continuera donc à répercuter les Très Hautes Directives/Prescriptions/Instructions du Chef de L’Etat au Gouvernement et à ses membres. Tant qu’il occupera le poste, il bénéficiera toujours de la délégation permanente de signature. Cette dernière permet de soulager la tâche du Président de la République. C’est d’ailleurs le SGPR qui discrimine les dossiers qu’il juge opportun à présenter au Président de la République.

Quel que soit le cas, c’est toujours le Président de la République qui décide.

Même au niveau des Ministères, la délégation permanente de signature existe en faveur des Secrétaires Généraux ou de certains Directeurs.

Que les adeptes des nouvelles églises qui ont déjà dit le requiem des « Très Hautes Instructions » et de la « délégation permanente de signature » se ravisent, car la messe n’est pas encore dite.

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