Deux taxis ont été incendiés tôt ce matin dans le quartier de Che Street à Bamenda, apparemment par des combattants séparatistes armés d’Ambazonia.
Des témoins ont rapporté que les auteurs, liés à la crise anglophone en cours, ont incendié les véhicules dans ce qui semble être une démonstration de défiance envers les systèmes soutenus par le gouvernement et pour imposer leurs exigences à la population locale.
Cet incident s’inscrit dans une tendance plus large d’attaques séparatistes ciblant les taxis commerciaux. Les séparatistes feraient pression sur les opérateurs de taxi pour repeindre leurs véhicules du jaune approuvé par le gouvernement au bleu et blanc.
Ces demandes ont cependant été rejetées par les chauffeurs qui craignent des répercussions juridiques et une résistance publique. En effet, la couleur jaune actuelle est largement reconnue et appliquée par les autorités.
Les attaques ont créé une peur généralisée à Bamenda, une ville déjà aux prises avec des difficultés économiques et l’insécurité en raison du conflit prolongé.
Les habitants déplorent que de tels incidents deviennent de plus en plus fréquents, perturbant la vie quotidienne et mettant en danger les moyens de subsistance. Malgré la menace persistante, les autorités n’ont pas encore réagi publiquement, laissant les citoyens dans l’incertitude quant à leur sécurité.
La crise anglophone, qui a débuté en 2016, a alimenté ces violences alors que les séparatistes cherchent à asseoir leur contrôle dans les régions anglophones du Cameroun. Des actes comme ceux-ci mettent en évidence la situation précaire à Bamenda, où les civils subissent de plein fouet les conséquences du conflit.
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