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Commerce international : le Cameroun veut retourner à l’Agoa

Cette préoccupation vient d’être formulée par le Ministre Camerounais du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana au nouvel Ambassadeur des Etats-Unis au cours de la première audience à lui accordée.

Deux mois après son arrivée en terre Cameroun, John Lamora le nouvel ambassadeur américain auprès de la République du Cameroun, était l’hôte du patron du Commerce ce 05/05/2022. Pour le patron du département ministériel en charge des questions commerciales, « Il faudrait voir comment relancer la machine depuis la suspension du Cameroun de l’Agoa (la Nouvelle Loi Américaine sur les Opportunités économiques en Afrique). Le Cameroun n’a pas tiré pleinement avantage de l’Agoa pour plusieurs raisons. Il se pose des problèmes d’assistance, des problèmes techniques ».

D’où Raison la mise en place d’un Hub d’Agoa pour l’Afrique Centrale, attaché à celui d’Accra au Ghana. Le Mincommerce pense que cela pourrait apporter de l’’assistance aux opérateurs économiques qui font face au problème de la méconnaissance des règles d’exportation vers les marchés américains.

Conscient que la réussite de l’approvisionnement des marchés est conditionnée par le respect des normes, le membre du Gouvernement recommande le renforcement des capacités de production et d’approvisionnement, la connaissance des règles du marché, la réalisation des projets en joint-ventures conformément à la règlementation en vigueur.

La création des Hub d’Agoa à Dakar au Sénégal et d’Accra au Ghana traduit la volonté de l’Administration américaine à venir en aide à l’Afrique. Le diplomate de carrière du Senior Foreign Service, nommé par le Président des Etats-Unis, M. Biden, le 19 avril 2021, dit être au courant de la suspension de l’Agoa.

Le Cameroun n’a pas tiré pleinement avantage pour plusieurs raisons. Il se pose des problèmes d’assistance, des problèmes techniques. La solution au problème de financement devra permettre aux USA de profiter du vaste marché de la ZLECAF. L’Afrique Centrale considérée comme le moteur, est appelé à faciliter l’accès aux américains.

Ces investisseurs pourraient tirer profit de ses avantages offerts en produisant sous le Label Cameroun dans les secteurs du textile, de l’agro-industrie : cacao, café, fruits, légumes. Le Ministre Luc Magloire Mbarga Atangana reconnait qu’il « il y a un problème de technologie, de financement…L’exemple du secteur des huiles végétales qui a actuellement une surcapacité, il y a moins de 10 ans tout était importé, tout comme le secteur des matériaux de construction avec le fer à béton qui venait de la Turquie, ou de l’Ukraine ».

Aussi va-t-il poursuivre que nous voulons voir entre les USA et le Cameroun plus d’intérêts, les organisations de femmes d’affaires ont créé des structures. Mais, le changement régulier des normes américaines peut paraitre comme un obstacle au Commerce, car, il faut une certaine prévisibilité dans les normes.

« Je suis là pour voir comment à l’avenir avoir un changement. C’est un chemin que nous voulons aussi suivre.je vais passer le message aux autorités de Washington, on est prêt à travailler ensemble, l’entrée des produits vers les USA obéit aux normes », a expliqué le chef de mission diplomatique américaine en terre camerounaise, abondant dans le même sens que la partie Camerounaise.

Le Cameroun a été suspendu le 1er janvier 2020 des avantages qu’offre cette loi à cause de ses atteintes présumées aux droits de l’homme.

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