Le Canada entrera dans l’histoire de la Coupe du monde ce dimanche 28 juin. Opposé à l’Afrique du Sud en 16es de finale, le Canada deviendra le premier pays organisateur à disputer un match du tournoi en dehors de son propre territoire.
Par Régis Belinga
Une page inédite de l’histoire de la Coupe du monde s’écrira ce dimanche 28 juin. Le Canada sera en effet le premier pays hôte à jouer une rencontre du Mondial hors de ses frontières. Les hommes de Jesse Marsch affronteront l’Afrique du Sud en 16es de finale au SoFi Stadium de Los Angeles, aux États-Unis, à 21 heures.
Cette situation exceptionnelle est une conséquence directe de l’organisation conjointe de la compétition entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. En terminant deuxièmes de leur groupe après leur défaite 2-1 contre la Suisse, les Canadiens ont été envoyés dans un tableau dont le match des 16es de finale se dispute à Los Angeles.
Un scénario qu’ils auraient pu éviter en terminant en tête de leur poule. Dans ce cas, après avoir évolué à Toronto et à Vancouver lors de la phase de groupes, ils seraient restés au Canada pour leur premier match à élimination directe, laissant cette affiche à la Suisse.
Les deux autres pays organisateurs n’ont pas connu le même sort. Premiers de leurs groupes respectifs, les États-Unis disputeront leur 16ᵉ de finale à Santa Clara, en Californie, tandis que le Mexique recevra son match au mythique stade Azteca, à Mexico.
Ce cas de figure ne s’était jamais présenté auparavant. Lors du Mondial 2002, coorganisé par le Japon et la Corée du Sud, aucun des deux pays hôtes n’avait été amené à jouer chez son voisin. Les Sud-Coréens avaient pourtant frôlé cette éventualité. Battus 1-0 par l’Allemagne en demi-finale, les « Guerriers Taeguk » auraient disputé la finale à Yokohama, au Japon, face au Brésil, s’ils s’étaient qualifiés. Une hypothèse qui ne s’était finalement jamais concrétisée… jusqu’à ce Mondial 2026.

