Faustin Njikam est un homme «heureux». Il vient d’être testé négatif au Covid-19. Les résultats lui ont été remis ce mercredi à 14h 30. Son épouse et lui sont tirés d’affaire: « Dieu merci !»
Tout commence le 5 mai 2020. Le journaliste et actuel directeur de Publication de l’hebdomadaire la Tribune d’Afrique, se lève avec des difficultés. « Un matin, j’ai eu de la simple fièvre. J’avais des courbatures », explique-t-il. Mais, comme le dicton dit qui ne craint rien n’a rien, le directeur de Publication a simplifié ces maux : « Je me suis dit comme tout le monde que, ce n’était qu’un début de paludisme ».
24 h après, la situation devient sérieuse : « Je me suis rendu dans une clinique au quartier Fouda ici à Yaoundé. Je me suis fait consulter par un médecin ». Jusque-là, rien de grave : « Le médecin m’a prescrit des examens de paludisme et de typhoïde. Dans mon sang, on a trouvé le paludisme. L’examen de typhoïde était négatif. J’ai été hospitalisé pendant deux jours. Puis je suis remis et j’ai été libéré ».
Mais 48h après sa sortie de la clinique, précisément le 10 mai, Faustin Njikam est à nouveau mal . « J’ai recommencé à avoir les mêmes symptômes », narre-t-il. Et d’ajouter l’air dépassé : « En plus de ces symptômes, j’ai commencé à perdre le goût et l’odorat.. Je me suis dit à ce niveau que, cela devient un peu compliqué ». Inquiet, il s’interroge : « Je me suis demandé pourquoi est-ce que ce paludisme revenait et pourquoi je perdais l’odorat et le goût ? ».
Désespéré, Faustin Njikam rentre à l’hôpital. Nous sommes là au 13 mai 2020. Cette fois-là, il va chez son médecin personnel, question de voir un peu plus clair : « Je suis allé voir le docteur Euloge Yiagnigni. Il m’a consulté à nouveau. Sur la base des examens qui m’a m’avait été faits, il m’a dit qu’il ne voyait ni de paludisme, ni de typhoïde. Au passage, il m’a fait un examen du thorax, qui s’est avéré négatif. Il m’a prescrit à nouveau un traitement de paludisme : j’ai pris le plasmocur pendant trois, jours ».
Malheureusement pour lui, son état s’aggrave ; d’autres symptômes apparaissent : « J’ai commencé à vomir. Ma température a augmenté ».
Dans la nuit du 21 au 22 mai, la clinique de son médecin personnel n’étant pas proche, il se rend au Jourdain. Il est 1h du matin : « C’est mon épouse qui me transporte pour cet hôpital. A cette heure de la nuit, le médecin présent a ordonné qu’on me refasse l’examen du thorax. Il soupçonnait la Covid-19 », poursuit le directeur de Publication.
Après cet énième examen, la Covid-19 est détectée dans ses poumons. Mais le directeur de Publication ne frémit pas. Il est un peu perdu, parce qu’avec la découverte des cas en masse avant, il a pris des mesures. Ses apparitions au siège de son journal ont été réduites. Il applique toutes les mesures barrières. Son personnel avait été mis en congé.
Les réunions et conférences de rédaction se faisaient via le téléphone. « Le médecin m’a dit : vous avez quelques traces de Covid-19 dans les poumons. Mais ce n’est pas encore grave. Il faudrait qu’on vous mette rapidement sous le protocole de soin, en attendant que vous fassiez le prélèvement », se souvient-il.
Faute d’espace dans les hôpitaux, il retourne à la maison, alité: «Je n’arrive plus à tenir. Je transpire à grosses gouttes. Je vomis au point d’avoir mal aux côtes». A l’aube du 22 mai, il se réfère rapidement au docteur Euloge Yiagnigni, son médecin personnel. « Je lui ai fait part des résultats et il a associé à l’ordonnance prescrite à la clinique le Jourdain, son produit ».
A partir de la maison, il est suivi. En plus des médicaments inscrits dans le protocole, il prend la potion à base de plantes médicinales, du docteur Euloge Yiagnigni, son cardiolgue depuis environs 15 ans . Une demie cuillère à café dans une tasse d’eau chaude, trois fois par jour. Et au bout de 5 jours, Faustin Njikam va bien. Trois semaines après, il repart se faire examiner. Là-bas, il apprend qu’il est guéri : «le résultat est négatif»
A travers cette dure épreuve, le directeur de Publication invite les Camerounais à se faire consulter : « Le Coronavirus se soigne chez nous et on guéri de cette maladie. Il est mieux de se rendre à l’hôpital et se faire consulter, si-on présente des symptômes ». A ceux qui stigmatisent les victimes de cette maladie, il dit d’un ton ferme: « Le Coronavirus n’est pas une honte. C’est une maladie comme toutes les autres »
Source: Le Jour
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